À Marseille, un voleur condamné après avoir avalé un collier dérobé
Une tentative désespérée de faire disparaître un butin qui s’est retournée contre son auteur. À Marseille, un homme a cru pouvoir échapper à la justice en ingérant le fruit de son larcin. Mais c’est finalement sa propre langue qui l’a trahi, menant à une condamnation sans appel.
Une usagère du tramway dépouillée en pleine journée
Les faits remontent à un lundi de juillet dans les rues marseillaises. Une femme s’apprêtait à emprunter le tramway lorsqu’elle a été victime d’un vol à l’arraché. Son collier en or lui a été dérobé en un éclair.
L’auteur des faits n’a pas tardé à être repéré par les forces de l’ordre. Mais sentant l’étau se resserrer autour de lui, il a pris une décision aussi radicale qu’inattendue.
Un stratagème risqué pour effacer les preuves
Juste avant son interpellation, le voleur a choisi d’ingurgiter la chaîne en or pour tenter de faire disparaître toute trace matérielle de son méfait. Une méthode drastique qui témoignait d’une certaine expérience du système judiciaire.
D’ailleurs, selon les informations révélées lors du procès, il n’en était « pas à son coup d’essai ». Ce détail explique sans doute la sévérité de la sanction prononcée à son encontre.
Trahi par ses propres confidences
Une fois placé en détention provisoire, le prévenu a commis une erreur fatale. Il a confié à son compagnon de cellule, en langue arabe, qu’il avait avalé le bijou dérobé.
Ce qu’il ignorait, c’est qu’un détenu d’une cellule adjacente comprenait parfaitement cette langue. Ce dernier n’a pas hésité à dénoncer le voleur aux policiers, permettant ainsi de faire avancer l’enquête de manière décisive.
La radiographie qui confirme les aveux
Pour vérifier les informations transmises par le détenu délateur, les autorités ont procédé à une radiographie. L’examen médical a effectivement révélé la présence du collier dans l’intestin de l’accusé, confirmant ainsi ses aveux involontaires.
Cette preuve médicale a constitué un élément déterminant pour établir la culpabilité du prévenu devant le tribunal correctionnel de Marseille.
Une condamnation ferme et un bijou jamais restitué
Le jeudi 30 juillet, la justice a tranché. L’homme a été condamné à 18 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel marseillais. Une peine significative qui prend en compte ses antécédents judiciaires.
Quant au collier en or, malgré la radiographie probante, il n’a jamais été retrouvé. La victime n’a donc jamais pu récupérer son bien, ajoutant une dimension particulièrement frustrante à cette affaire hors du commun.

