Prêtre catholique assassiné, l’Église réclame justice face à l’insécurité croissante
La violence au Mexique frappe une nouvelle fois l’Église catholique. Un membre du clergé a été retrouvé mort dans des circonstances tragiques, ravivant les inquiétudes sur la sécurité des religieux dans un pays marqué par la criminalité organisée.
Une découverte macabre sur une route de l’État d’Hidalgo
Le mercredi 16 septembre, le corps sans vie de Roman de la Cruz Hernandez a été découvert sur une voie routière. Ce prêtre catholique de 48 ans exerçait son ministère auprès d’une petite communauté de 1 500 habitants à Huejutla.
L’homme d’église a été tué par balles. Plus glaçant encore, un message de menaces accompagnait sa dépouille, bien que son contenu n’ait pas été révélé publiquement.
Une région sous l’emprise des bandes criminelles
L’État d’Hidalgo est devenu un territoire disputé par plusieurs organisations criminelles. Ces groupes s’affrontent pour contrôler le trafic de carburants, une activité lucrative qui alimente la violence dans la région.
Ce drame s’inscrit dans une série noire : Roman de la Cruz Hernandez devient le 14e religieux assassiné au Mexique en sept ans, un bilan qui interroge sur la protection des membres du clergé dans le pays.
L’Église réclame justice et vérité
Le diocèse de Huejutla a rapidement réagi par voie de communiqué. Les autorités ecclésiastiques exigent que toute la lumière soit faite sur ce meurtre.
« Face à la situation alarmante de violence que connaît notre pays, nous lançons un appel urgent à l’autorité compétente afin qu’elle mène une enquête approfondie », peut-on lire dans le texte officiel.
Un appel au silence médiatique pour préserver l’enquête
L’évêque José Hiraís Acosta Beltrán a demandé à la population et aux médias de ne pas spéculer sur les circonstances du crime. Cette précaution vise à permettre aux enquêteurs de travailler sereinement.
Un message pour bâtir une société pacifiée
Au-delà de la colère et de la tristesse, le diocèse lance un appel plus large à la société mexicaine. Les autorités religieuses appellent à construire une culture de paix et de réconciliation.
L’évêque a insisté sur la nécessité d’une transformation profonde, « en éradiquant la violence et en ne perdant pas le respect de la vie de quiconque ».
Ce nouveau drame souligne l’urgence de protéger les acteurs religieux et sociaux qui œuvrent dans des zones contrôlées par le crime organisé, où la vie humaine semble avoir perdu toute valeur.

