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2700 chats volés pour un trafic de viande : 12 arrestations

Au Vietnam, un trafic d’ampleur vient d’être révélé par les autorités locales. Des hommes organisés en réseau ont systématiquement dérobé des milliers de chats domestiques pour alimenter un commerce clandestin de viande destinée à la restauration. Cette affaire met en lumière les dérives d’un marché légal mais mal contrôlé.

Une opération nocturne d’envergure démantelée

Les forces de l’ordre vietnamiennes ont procédé à l’interpellation de douze individus impliqués dans un vaste réseau de vol de félins domestiques. Ces hommes sont soupçonnés d’avoir dérobé approximativement 2 700 chats de diverses races dans le but de les abattre et d’en commercialiser la chair.

Selon les déclarations policières, les suspects ont avoué « avoir volé et fait le trafic d’environ 2 700 chats de différentes races ». Une confession qui révèle l’ampleur d’un trafic organisé avec méthode.

Un mode opératoire rodé et méthodique

Les voleurs opéraient exclusivement durant les heures nocturnes, entre 23 heures et 4 heures du matin. Circulant en petites formations motorisées, ils sillonnaient les zones d’habitation pour y capturer les animaux de compagnie.

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Cette stratégie leur permettait d’agir dans la discrétion la plus totale, profitant du calme des quartiers résidentiels endormis pour mener leurs opérations de vol.

Du matériel professionnel découvert

Les enquêteurs ont mis la main sur un équipement complet lors des perquisitions menées à Hô Chi Minh-Ville, dans le sud du pays. Parmi les objets saisis figurent des dispositifs de capture spécialisés, des instruments de pesée et des équipements servant au dépouillement des animaux.

Un marché légal mais controversé

Au Vietnam, la commercialisation et la consommation de viande féline et canine ne sont pas interdites par la législation. Toutefois, la réglementation impose aux commerçants de présenter des certificats d’origine pour les animaux vendus.

C’est précisément l’absence de ces documents et le caractère illicite de l’acquisition des animaux qui ont conduit à l’arrestation des douze prévenus, poursuivis pour vol.

Une rentabilité qui encourage le trafic

Les félins dérobés trouvent preneurs auprès d’établissements de restauration qui les achètent pour un montant minimal de 70 000 dongs le kilogramme, soit environ 2,4 euros. Un prix qui, malgré sa modestie apparente, génère des profits substantiels compte tenu des volumes écoulés.

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Des antécédents révélateurs

Cette arrestation n’est pas la première à cibler ce réseau criminel. Dès le mois de juillet dernier, les mêmes suspects avaient fait l’objet d’une intervention policière. À cette occasion, les autorités avaient récupéré 50 félins vivants, accompagnés de 55 pièges, deux balances et deux machines de dépouillement.

Plus tôt dans l’année, une autre opération d’envergure avait permis l’interpellation de 18 personnes à Hô Chi Minh-Ville. Ces individus appartenaient à deux organisations distinctes spécialisées dans le vol de chats domestiques.

Une problématique récurrente

La multiplication de ces affaires témoigne d’un phénomène persistant dans les grandes agglomérations vietnamiennes. Malgré les interventions répétées des forces de l’ordre, le trafic continue de prospérer, alimenté par une demande constante de la part de certains établissements.

Les propriétaires d’animaux domestiques restent les premières victimes de ces réseaux, perdant leurs compagnons dans des circonstances particulièrement choquantes.

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