un homme condamné pour avoir terrorisé et extorqué ses victimes sur Snapchat
Les réseaux sociaux peuvent parfois devenir le théâtre de crimes bien réels. Un homme de 29 ans originaire de Seine-et-Marne vient d’en faire les frais devant la justice. Son mode opératoire ? Des menaces de mort accompagnées d’une photo d’arme pour extorquer de l’argent à des victimes dispersées aux quatre coins de la France.
Un chantage violent orchestré depuis Snapchat
Entre avril et décembre 2025, trois personnes ont vécu un véritable cauchemar numérique. Deux femmes et un homme, résidant respectivement à Saint-Romain-de-Colbosc en Seine-Maritime, à Itteville dans l’Essonne et à Marseille, ont été la cible d’un individu sans scrupules.
Le procédé était aussi simple qu’effrayant : une photo d’une arme envoyée via Snapchat, accompagnée d’un message glaçant. « S’ils voulaient rester en vie, il fallait payer, tout simplement », indiquait le chanteur de ce sinistre ultimatum.
Une victime contrainte de verser 950 euros
Face à ces intimidations répétées, l’une des victimes a cédé à la pression. Elle a versé la somme de 950 euros à son bourreau virtuel, espérant mettre fin au cauchemar.
Les deux autres personnes ciblées ont choisi de porter plainte, déclenchant ainsi une enquête qui allait converger vers un seul et même suspect.
Trois enquêtes qui mènent au même homme
Les investigations menées par les autorités ont rapidement permis d’établir des liens entre ces trois affaires distinctes. Toutes les pistes convergeaient vers « Kylian », prénom modifié pour préserver l’anonymat, un Seine-et-Marnais de 29 ans.
L’homme a comparu vendredi 24 juillet devant le tribunal correctionnel de Meaux, en Seine-et-Marne. Malgré les éléments à charge, il a contesté être l’auteur de ces menaces de mort.
Une condamnation pour extorsion et menaces
Les dénégations du prévenu n’ont pas convaincu la juridiction meldoise. Le tribunal l’a reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés : extorsion, tentative d’extorsion et menaces.
Une peine de prison a été prononcée à son encontre, sanctionnant ces actes de cybercriminalité qui ont traumatisé trois victimes ne se connaissant pas, dispersées géographiquement mais reliées par un même prédateur numérique.

