Vol de relique : le crâne de sainte Zdislava retrouvé en Tchéquie
En Tchéquie, un acte sacrilège a bouleversé la communauté catholique. Une relique précieuse, vénérée depuis des siècles, a été dérobée dans un lieu de culte avant d’être miraculeusement récupérée par les autorités quelques jours plus tard.
Un vol audacieux dans une basilique tchèque
Le crâne de sainte Zdislava de Lemberk a disparu mardi dernier de la basilique Saint-Laurent-et-Sainte-Zdislava, située à Jablonné v Podjestedí. L’auteur du larcin a profité d’un moment stratégique, juste avant la célébration de la messe, alors que le système d’alarme était désactivé.
Les forces de l’ordre ont rapidement diffusé des clichés du suspect, décrit comme un homme vêtu de noir avec des chaussures blanches. Cette communication publique a permis d’accélérer les investigations.
Une motivation religieuse troublante
L’individu interpellé, âgé de 35 ans et sans casier judiciaire, a révélé des intentions pour le moins surprenantes. Il désapprouvait fermement l’exposition publique de cette relique sacrée.
Son projet était d’enfermer le crâne dans du béton avant de le jeter dans une rivière. Une démarche qu’il considérait comme un acte de respect envers la sainte, selon ses déclarations aux enquêteurs.
Un refus initial de coopérer
Arrêté à Mlada Boleslav, le suspect s’est d’abord montré réticent à révéler l’emplacement de la relique dérobée. C’est finalement grâce à un coup de chance que les policiers ont pu la localiser.
L’annonce de la découverte a été faite vendredi, suscitant un immense soulagement au sein des autorités religieuses et policières.
Des sanctions pénales importantes
Le mis en cause a plaidé coupable et fait face à plusieurs chefs d’inculpation, dont le vol de bien religieux. Il demeure actuellement en détention provisoire dans l’attente de son jugement.
La justice tchèque pourrait le condamner à une peine pouvant aller jusqu’à huit ans d’emprisonnement pour ses actes.
Une sainte vénérée depuis le XIIIe siècle
Zdislava de Lemberk, figure emblématique du Moyen Âge tchèque, s’est illustrée par ses nombreux actes de miséricorde et de charité. Son dévouement envers les plus démunis lui a valu une reconnaissance posthume exceptionnelle.
Le pape Jean-Paul II l’a canonisée en 1995, officialisant ainsi la vénération dont elle faisait déjà l’objet depuis des siècles dans la région.
Une relique au cœur de la dévotion
L’archevêque de Prague, Stanislav Pribyl, a qualifié cette affaire de « dévastatrice ». Il a tenu à rappeler l’importance spirituelle de cette relique pour les fidèles.
Selon lui, le crâne de la sainte faisait l’objet d’une profonde vénération de la part des pèlerins qui se rendaient régulièrement à la basilique pour se recueillir.
Le soulagement des autorités
La police tchèque a exprimé sa satisfaction après la récupération de cette pièce historique inestimable. Les enquêteurs ont souligné la difficulté de l’enquête face à un suspect initialement peu coopératif.
Cette affaire rappelle la vulnérabilité des trésors patrimoniaux religieux et la nécessité de renforcer leur protection, même dans les lieux de culte traditionnellement respectés.

