terrain_de_rugby_silencieux.pngSociété / Faits Divers 

Viols en réunion : les peines confirmées pour trois ex-rugbymen de Grenoble

Sept ans après des faits survenus lors d’une soirée arrosée, la justice confirme sa sévérité. Trois anciens joueurs du club de rugby de Grenoble viennent de voir leurs lourdes peines de prison confirmées par la cour d’assises d’appel. Un dénouement qui marque un nouveau tournant dans cette affaire qui avait secoué le monde du sport.

Des condamnations maintenues par la juridiction d’appel

Denis Coulson et Loïck Jammes ont vu leur peine de 14 ans de réclusion confirmée par la cour d’assises d’appel d’Angoulême. Rory Grice, quant à lui, reste condamné à 12 ans de prison. Les trois hommes avaient été reconnus coupables de viol en réunion sur une jeune étudiante.

Le procès s’est déroulé à huis clos, soustrayant les débats au regard du public. Cette décision visait à préserver l’intimité de la victime dans cette affaire particulièrement sensible.

La défense annonce un pourvoi en cassation

Les conseils des condamnés ont immédiatement fait savoir leur intention de se pourvoir en cassation. Ils dénoncent des sanctions qu’ils jugent disproportionnées au regard des circonstances.

Me Corinne Dreyfus-Schmidt a exprimé sa déception face à cette décision, critiquant la répétition de la sanction. Son confrère, Me Denis Dreyfus, a quant à lui remis en question la procédure d’appel elle-même, estimant que les sanctions étaient excessives.

Une soirée en 2017 aux conséquences dramatiques

Les faits remontent à une nuit de mars 2017, après un match de rugby. La jeune femme avait rencontré les joueurs dans un bar, avant de poursuivre la soirée en boîte de nuit. L’ambiance était marquée par une consommation importante d’alcool.

Au petit matin, la victime s’est réveillée nue sur un lit, entourée d’objets et de personnes. Elle a rapidement déposé plainte, détaillant les événements de cette nuit dont elle gardait des souvenirs fragmentés.

Versions contradictoires entre accusation et défense

Les trois rugbymen ont toujours maintenu que la jeune femme était consentante. Ils se sont appuyés sur l’existence d’une vidéo pour étayer leur version des faits.

L’accusation portait sur des viols en réunion, crime passible d’une peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle. La gravité des charges reflétait la nature collective des agressions présumées.

Deux autres joueurs condamnés en première instance

Chris Farrell et Dylan Hayes, également impliqués dans cette affaire, avaient reçu des peines moins lourdes. Le premier a écopé de 4 ans de prison dont 2 avec sursis, le second de 2 ans avec sursis.

Contrairement aux trois autres rugbymen, ils n’ont pas fait appel de leur condamnation et ont accepté le verdict de première instance.

Le soulagement de la partie civile

Me Anne Cadiot-Feidt, avocate représentant la victime, a exprimé son soulagement à l’issue de ce procès. Elle a toutefois souligné la gravité des circonstances qui ont entouré cette affaire judiciaire.

L’avocate a qualifié ce procès de « marathon » et de « rigoureux », témoignant de la longueur et de la complexité des débats qui se sont déroulés devant les jurés.

Cette confirmation en appel marque une étape supplémentaire dans un parcours judiciaire long et éprouvant pour toutes les parties. Le pourvoi en cassation annoncé pourrait encore prolonger cette procédure de plusieurs mois.

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