Vente à l’empoisonnement : mère et fille condamnées à La Roche-sur-Yon
Un empoisonnement méthodique sur plus d’une année. Dans cette affaire glaçante jugée aux assises de La Roche-sur-Yon, deux femmes d’une même famille ont été reconnues coupables d’avoir orchestré l’intoxication lente d’un homme. Le verdict, rendu le 27 mars dernier, met fin à un procès qui a révélé l’ampleur d’un drame familial aux méthodes dignes d’un thriller.
Des peines lourdes prononcées par la cour d’assises
La justice a frappé fort dans ce dossier hors norme. Amélie, 37 ans, a écopé de vingt ans de réclusion criminelle pour son rôle central dans l’empoisonnement de son compagnon. Sa mère, Carole, âgée de 62 ans, a été condamnée à quinze ans de prison pour sa participation active aux faits.
Les deux femmes formaient un duo fusionnel qui a agi de concert durant plus d’un an. Leur victime, Enrique, le compagnon d’Amélie, sort psychologiquement détruit de cette épreuve.
Une histoire d’amour transformée en cauchemar
Tout avait pourtant commencé comme un conte de fées. En 2018, Amélie et Enrique vivent un véritable coup de foudre. À l’époque, la jeune femme est encore mariée, mais cette rencontre bouleverse son existence.
Le couple décide de construire son avenir ensemble et s’installe en 2020 à Thorigny, en Vendée, accompagné du fils d’Amélie. Personne n’aurait pu imaginer le drame qui se tramait dans cette maison familiale.
Une méthode inspirée de séries télévisées
L’enquête a révélé un détail troublant : les deux accusées auraient puisé leur inspiration dans des fictions visionnées sur des plateformes de streaming comme Netflix. Des séries mettant en scène des empoisonnements criminels auraient servi de référence à leur passage à l’acte.
Cette dimension fait froid dans le dos et soulève des questions sur l’influence des contenus violents accessibles en ligne.
Une maison désormais abandonnée
Aujourd’hui, la demeure où s’est déroulé le drame porte les stigmates de l’affaire. Abandonnée depuis plus de deux ans, elle présente un spectacle désolant : volets clos, piscine laissée à l’abandon, panneaux solaires hors service.
Dans le voisinage, la discrétion règne. Les habitants du secteur préfèrent ne pas commenter ce drame qui a éclaboussé leur commune tranquille de Vendée.
Une victime profondément traumatisée
Au-delà des condamnations, c’est le sort d’Enrique qui interroge. L’homme ressort psychologiquement anéanti de cette année d’empoisonnement progressif. Les séquelles de cette violence insidieuse et prolongée l’accompagneront probablement durant de longues années.
Cette affaire rappelle que certaines violences, parce qu’elles sont silencieuses et répétées, peuvent détruire aussi sûrement qu’un acte brutal unique.

