Une mère enlève son bébé sous l’emprise de la drogue : prison ferme
L’affaire a défrayé la chronique judiciaire du Jura. Une jeune femme de 26 ans, désespérée par le placement provisoire de son nourrisson, a décidé de reprendre les choses en main d’une manière radicale. Son geste, qualifié de coup de folie par certains, aurait pu déclencher une alerte enlèvement nationale.
Un nourrisson hospitalisé après des traces de stupéfiants
Tout commence le 3 septembre, lorsque le bébé âgé de seulement 2 mois est admis à l’hôpital de Dole pour des vomissements. Les analyses médicales révèlent alors la présence de cannabis et de cocaïne dans les urines de l’enfant.
Face à cette découverte alarmante, les autorités décident d’un placement provisoire du nourrisson. Une décision que la mère ne supportera pas.
Une évasion organisée avec un complice armé
Le 10 septembre, la jeune femme passe à l’acte. Profitant d’un instant d’inattention du personnel soignant, elle s’empare de sa fille et quitte précipitamment l’établissement hospitalier.
Elle n’agit pas seule : son nouveau compagnon l’accompagne, porteur d’un Beretta 9 mm. Le couple se réfugie d’abord à Amange, puis à Orchamps, envisageant même de changer d’identité ou de fuir à l’étranger.
Une situation qui aurait pu virer au drame
Selon les magistrats, « On a frôlé l’alerte enlèvement ». La gravité de la situation n’a pas échappé aux autorités, qui ont rapidement mobilisé les forces de l’ordre.
Devant le tribunal : entre justifications et supplications
Quatre jours après les faits, le 14 septembre, la mère comparaît devant le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier. Elle tente de se défendre en affirmant : « Je suis une maman assez correcte. Je me suis toujours lavé les mains et le visage, je ne touchais pas mon enfant avec les mains sales ».
Son plaidoyer se fait plus émotionnel lorsqu’elle supplie les juges : « Mon enfant a besoin de moi et moi, j’ai besoin d’elle ».
Des peines de prison pour les deux protagonistes
Le tribunal se montre sévère. La jeune mère écope de dix mois de prison, dont cinq assortis d’un sursis probatoire renforcé. S’ajoutent à cette condamnation une amende de 1 000 euros pour dommages et intérêts.
Durant sa période de sursis, elle devra respecter une obligation de soins et de travail.
Le compagnon également sanctionné
Le nouveau conjoint n’échappe pas aux sanctions. Il reçoit huit mois de prison avec sursis et se voit interdire tout contact avec la mère. Le port d’arme lui est également formellement interdit.

