Trois alpinistes périssent en 24 heures sur le massif du Mont-Blanc
Le massif du Mont-Blanc a été le théâtre de deux drames successifs ce week-end. En l’espace de vingt-quatre heures, trois alpinistes ont perdu la vie dans des conditions différentes mais tout aussi tragiques. Ces accidents rappellent une fois encore les dangers inhérents à la haute montagne, même pour les pratiquants confirmés.
Une cordée emportée par une chute de pierres au Mont Maudit
Le premier drame s’est produit sur la paroi du Mont Maudit, culminant à 4465 mètres d’altitude. Deux alpinistes, un homme et une femme âgés d’une trentaine d’années, évoluaient sur la mythique arête Kuffner.
Une chute de pierres a provoqué leur basculement dans le vide. Les deux grimpeurs ont chuté sur près de 300 mètres avant de s’immobiliser. Une autre cordée, témoin de la scène, a immédiatement donné l’alerte.
Des secours impuissants face à la violence du choc
Dépêchés sur place dans les plus brefs délais, les secouristes n’ont malheureusement pu que constater le décès des deux victimes. Tous deux étaient originaires de la région et connaissaient bien le massif.
Un skieur victime d’un dévissage sur la face sud
Le second accident s’est déroulé à 4100 mètres d’altitude, sur l’éperon de la Brenva, versant italien du Mont-Blanc. Un skieur de 56 ans, également habitant de la région, a été emporté par le dévissage d’une plaque de neige.
L’intervention a nécessité une coordination transfrontalière entre le PGHM de Chamonix et les équipes de secours italiennes, soulignant la complexité des opérations en haute altitude.
La montagne rappelle sa dangerosité
Ces deux accidents successifs illustrent les multiples risques auxquels sont confrontés les alpinistes. Chutes de pierres, plaques de neige instables : la haute montagne ne pardonne aucune erreur.
Les conditions météorologiques et l’état du terrain jouent un rôle déterminant dans la sécurité des ascensions, même sur des itinéraires réputés.

