Trafic de cannabis à Orly : de lourdes peines pour deux jeunes d’Aubervilliers
Le cannabis se vend à prix d’or dans les îles caribéennes, une réalité qui a poussé deux jeunes hommes de Seine-Saint-Denis à tenter leur chance dans un trafic intercontinental. Le tribunal correctionnel de Paris vient de sanctionner cette entreprise illégale orchestrée depuis l’aéroport francilien.
Des peines de prison pour un trafic aérien
La justice parisienne a tranché dans cette affaire de stupéfiants. Ali D., âgé de 24 ans, a écopé d’un an de prison avec sursis, tandis que son complice Djameli, 23 ans, s’est vu infliger une sanction plus lourde.
Le second prévenu devra purger dix-huit mois d’emprisonnement, dont quatorze mois fermes. Les quatre mois restants sont assortis du sursis, laissant peu de marge à ce jeune homme originaire d’Aubervilliers.
L’aéroport d’Orly comme plateforme logistique
Les deux comparses ont utilisé l’infrastructure aéroportuaire d’Orly pour acheminer leur marchandise prohibée. Leur destination : les territoires caribéens, où le haschich fait cruellement défaut sur le marché local.
Cette pénurie outre-Atlantique s’accompagne de tarifs nettement supérieurs à ceux pratiqués en métropole. Un différentiel économique qui a constitué le moteur principal de leur entreprise criminelle.
Une opportunité économique devenue piège judiciaire
Les deux hommes de Seine-Saint-Denis avaient identifié un créneau apparemment lucratif. Dans les Caraïbes, la rareté du cannabis en fait une denrée hautement recherchée et facturée en conséquence.
L’écart de disponibilité entre l’Hexagone et les îles tropicales représentait pour eux une marge bénéficiaire attractive. Mais leur stratégie commerciale illégale n’a pas échappé aux autorités.
Le tribunal correctionnel de Paris a mis fin à leurs activités, rappelant que le trafic international de stupéfiants demeure sévèrement réprimé par la législation française, quelle que soit la destination finale de la marchandise.

