Squat à Lyon : ce député retrouve son studio transformé en logement clandestin
Le phénomène du squat n’épargne personne, pas même les élus de la République. Un parlementaire de la Drôme vient de vivre une mésaventure qui illustre les difficultés des propriétaires français. En effet, Thibaut Monnier a découvert un individu installé illégalement dans son studio lyonnais.
Une intrusion détectée par le voisinage
Thibaut Monnier, député de la 4e circonscription de la Drôme, possède un studio de 11 m² à Lyon. Alors que le logement venait d’être rénové pour la location étudiante, des voisins ont donné l’alerte. Ces derniers ont entendu des bruits suspects provenant de l’appartement normalement vide.
Le parlementaire s’est alors rendu sur place pour vérifier la situation. Accompagné par les caméras du Figaro, il a filmé sa découverte. La vidéo révèle l’ampleur du préjudice subi par l’élu.
Un studio neuf déjà dégradé
À son arrivée, le député constate la présence d’un homme d’une trentaine d’années. Le squatteur s’était installé confortablement, poussant même le chauffage à 25 °C. Cependant, l’état des lieux est accablant pour le propriétaire.
Les équipements neufs sont déjà endommagés ou extrêmement sales. Le matelas est tâché, la table abîmée et la cuisine nécessite un nettoyage complet. Des valises et des objets personnels jonchaient le sol du petit appartement.
Intervention de la police et appel à la loi
Alertées, les forces de l’ordre sont intervenues rapidement dans l’immeuble. Les policiers ont interpellé le squatteur dans le couloir. Ce dernier a d’ailleurs reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Marqué par cet événement, Thibaut Monnier a déposé plainte. Désormais, il souhaite porter le combat au niveau législatif. Il réclame une protection plus efficace pour les propriétaires, en s’inspirant notamment du modèle italien. Cette expérience personnelle pourrait bientôt nourrir une nouvelle proposition de loi contre le squat dans l’Hexagone.

