Spectaculaire saisie de 330 kg de cannabis : réseau démantelé à Toulouse
Les forces de l’ordre ont frappé un grand coup dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Une opération d’envergure menée sur un axe stratégique du Sud-Ouest a permis de démanteler un important réseau de transport de drogue, révélant l’ampleur d’un trafic organisé à l’échelle européenne.
Une prise exceptionnelle d’une valeur de deux millions d’euros
L’intervention de la Brigade de Recherche et d’Intervention a débouché sur une saisie spectaculaire. Les enquêteurs ont mis la main sur plus de 330 kilogrammes de résine de cannabis, dissimulés dans deux véhicules.
La marchandise illicite représente une valeur marchande estimée à deux millions d’euros. Cette interception majeure a eu lieu jeudi soir sur la route reliant Agen à Toulouse.
Un convoi lourdement équipé
Les forces de l’ordre ont intercepté un convoi de type « go-fast », une méthode de transport privilégiée par les trafiquants pour acheminer rapidement la drogue. Deux véhicules composaient ce dispositif de transport.
La découverte d’une arme automatique lors de l’opération témoigne du caractère dangereux de ce réseau criminel. Cette trouvaille souligne la détermination des trafiquants à protéger leur chargement.
Plusieurs interpellations liées au quartier de Bagatelle
La BRI, épaulée par les services douaniers, a procédé à l’arrestation de plusieurs suspects. Certains d’entre eux présentent des liens avec le quartier de Bagatelle, situé à Toulouse.
Les personnes interpellées doivent être présentées devant les magistrats au plus tard lundi. Leur mise en examen devrait intervenir dans les prochaines heures.
Un réseau européen démantelé
Un circuit depuis la péninsule ibérique
L’enquête a permis de retracer l’itinéraire de la drogue. Le cannabis provenait du Portugal, passant ensuite par l’Espagne avant d’entrer sur le territoire français.
Les stupéfiants n’étaient pas destinés au marché local. Leur destination finale se situait dans le nord de la France, notamment à Caen et dans les environs de Paris.
Une cinquantaine de trajets potentiellement identifiés
L’investigation menée par l’Office anti-stupéfiants (OFAST) ne date pas d’hier. Les enquêteurs travaillent sur ce dossier depuis plusieurs mois.
Le dossier a été confié à la Juridiction interrégionale spécialisée de Bordeaux (JIRS). Les investigations suggèrent qu’une cinquantaine de trajets de type « go-fast » pourraient être rattachés à cette organisation criminelle.

