Séquestration de 7 ans : lourdes peines de prison pour une famille entière
L’affaire, révélée en septembre 2022, a choqué l’Allemagne. Une enfant a vécu coupée du monde durant sept années, privée d’école, de soins et de tout contact extérieur. Le verdict est tombé, condamnant trois membres d’une même famille pour ce calvaire qui a duré de 2015 à 2022.
Des peines de prison pour toute la famille
La justice allemande a rendu son jugement concernant cette sombre affaire de séquestration. La mère de la victime, âgée de 49 ans, a été condamnée à la peine la plus lourde : cinq ans de prison ferme.
Les grands-parents n’ont pas échappé aux sanctions judiciaires. La grand-mère, 80 ans, écope de deux ans de prison avec sursis, tandis que son époux, 84 ans, se voit infliger un an et trois mois de prison avec sursis.
Sept années d’isolement total
Le calvaire de la fillette a commencé en juillet 2015 et s’est poursuivi jusqu’en juillet 2022. Durant toute cette période, l’enfant a vécu recluse dans la demeure des grands-parents, située à Attendorn, dans la région du Sauerland.
Jamais scolarisée, l’enfant n’a bénéficié d’aucun suivi médical. Elle n’a eu aucun contact avec le monde extérieur ni avec son père, dont elle était totalement séparée.
Un égoïsme destructeur
Selon les éléments de l’enquête, la mère a agi par pur égoïsme, souhaitant garder sa fille « entièrement pour elle ». Cette volonté possessive a conduit à l’enfermement complet de l’enfant.
Les grands-parents ont activement participé à cette séquestration en mettant leur maison à disposition. Ils ont également contribué à propager une version mensongère selon laquelle l’enfant résidait en Italie.
Un sauvetage tardif et des séquelles profondes
La fillette a finalement été sauvée en septembre 2022, alors qu’elle n’avait que huit ans. Sa libération a mis fin à sept années de réclusion dans des conditions désastreuses.
Aujourd’hui âgée de 12 ans, la victime souffre de graves troubles psychologiques, physiques et socio-émotionnels. Les conséquences de cette séquestration marqueront probablement toute sa vie.
Les chefs d’accusation retenus
La mère a été reconnue coupable de séquestration, de soustraction de mineur et de mauvais traitements sur une personne confiée à sa garde. Des accusations particulièrement lourdes compte tenu de la durée des faits.
Les grands-parents ont été condamnés pour complicité, ayant facilité la séquestration et participé activement à la dissimulation de la présence de l’enfant.

