Scandale à Villeneuve-Saint-Georges : une « love room » fermée, des hommes attendaient devant…
Une affaire sulfureuse secoue le quartier de la gare de Villeneuve-Saint-Georges. Les autorités municipales viennent de mettre fin aux activités d’un établissement proposant des locations à la journée, dont l’une spécialement aménagée pour des rendez-vous intimes. La proximité avec une école a particulièrement alarmé les riverains et les élus locaux.
Un « spa d’amour » au cœur de la ville
Au 19 rue Balzac, un immeuble autrefois respectable abritant des services publics s’était transformé en un lieu aux activités bien différentes. L’établissement proposait diverses locations de courte durée, mais c’est un studio en particulier qui a attiré l’attention des autorités.
Ce studio, baptisé « love room spa », ne laissait aucun doute quant à sa vocation. L’ambiance y était clairement établie : ballons rouges en forme de cœur ornant la pièce, masques de lapins aux connotations érotiques, et un aménagement pensé pour les rencontres intimes avec bain à remous et miroirs stratégiquement placés au plafond.
Une fermeture administrative immédiate
Face à cette situation, la municipalité a pris des mesures radicales. Le mercredi 7 janvier, une fermeture administrative a été prononcée contre l’établissement. Cette décision s’appuie sur plusieurs infractions constatées, notamment en matière de règles administratives et de normes de sécurité.
La localisation de l’immeuble, à proximité immédiate d’une école et de la gare, a constitué un facteur aggravant dans la décision des autorités municipales d’intervenir rapidement.
Un passé respectable pour un immeuble détourné
L’ironie de la situation n’échappe à personne : ce bâtiment au cœur de Villeneuve-Saint-Georges avait auparavant hébergé le Centre des finances publiques, puis les bureaux de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii). Sa reconversion en lieu de rendez-vous coquins marque un changement de vocation pour le moins inattendu.
Un système bien rodé de sous-location
L’enquête a révélé que deux hommes étaient à la tête de cette entreprise controversée. Leur activité ne se limitait pas à la seule « love room » : ils géraient également une dizaine de studios et deux-pièces meublés proposés en location pour des séjours de courte durée, selon un modèle similaire aux plateformes de type Airbnb.
Cette diversification des activités locatives semble avoir servi de couverture à l’espace dédié aux rencontres intimes, noyé parmi les autres offres d’hébergement temporaire.
Une bataille juridique en perspective
Suite à la décision de fermeture administrative, le propriétaire des lieux n’a pas tardé à réagir. Un recours a été déposé auprès du tribunal administratif pour contester cette mesure jugée excessive.
La procédure juridique qui s’annonce devra déterminer si les infractions constatées justifiaient une fermeture totale de l’établissement ou si d’autres mesures auraient pu être envisagées.

