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Scandale à Paris : 21 plaintes déposées contre un enseignant d’anglais

Dans le Xe arrondissement de Paris, une enquête pour viols et agressions sexuelles sur de très jeunes enfants plonge une école maternelle privée dans la tourmente. Les accusations portées contre un intervenant linguistique révèlent de graves dysfonctionnements dans la gestion des premiers signalements.

Un intervenant d’anglais placé en garde à vue

L’homme suspecté intervenait au sein de l’école maternelle privée catholique Saint-Laurent. Il enseignait l’anglais à des élèves âgés de 3 à 5 ans, dans le cadre de séances d’éveil linguistique d’une trentaine de minutes.

Rattaché à l’Institut Cap English, cet intervenant est aujourd’hui au cœur d’une enquête menée par la Brigade de protection des mineurs de la police judiciaire parisienne. Les soupçons portent sur des actes graves commis sur des enfants en bas âge.

Plus de vingt familles portent plainte

Depuis le mois de juillet, pas moins de 21 plaintes ont été déposées par des parents d’élèves. Le premier signalement remonterait au début de l’été, mais les faits auraient débuté bien avant.

Les agressions se seraient déroulées pendant les cours d’anglais, lors de moments où l’intervenant se retrouvait seul avec les jeunes enfants. La multiplication des témoignages a finalement conduit à l’ouverture d’une enquête formelle.

Des parents dénoncent une réaction tardive

Ce qui révolte particulièrement les familles, c’est le délai écoulé entre les premières alertes et la réaction de l’établissement. Selon leurs déclarations, la direction aurait été informée dès le 11 mai des comportements suspects.

Pourtant, le 22 mai, l’école aurait demandé l’extension des cours d’anglais, augmentant ainsi le temps de contact entre l’intervenant et les élèves. Une décision jugée incompréhensible par les parents.

Une suspension intervenue plus d’un mois après l’alerte

L’établissement n’a finalement suspendu l’enseignant et saisi le parquet de Paris que le 23 juin, soit plus de six semaines après le premier signalement interne. Cette suspension n’est intervenue qu’après le dépôt d’une plainte officielle par des parents.

Ce délai soulève de nombreuses questions sur la gestion de la crise et la protection effective des enfants durant cette période.

Un autre dossier similaire dans l’Hérault

Au début de l’année 2025, une affaire comparable a secoué le département de l’Hérault. Une ancienne assistante maternelle de Vic-la-Gardiole a été mise en examen pour des faits de viols et agressions sexuelles.

Cette professionnelle est accusée d’avoir abusé de plus d’une dizaine d’enfants qu’elle gardait. Elle conteste les accusations portées contre elle et a été placée sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès.

Ces deux affaires rappellent la nécessité de renforcer les protocoles de surveillance et de réaction face aux signalements concernant la protection de l’enfance.

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