Saisie spectaculaire d’un pétrolier fantôme russe en baie de Douarnenez
Les autorités maritimes françaises viennent de réaliser une nouvelle saisie spectaculaire. Un bâtiment pétrolier faisant partie de la mystérieuse flotte fantôme russe se retrouve contraint de mouiller en baie de Douarnenez. Cette opération s’inscrit dans une série d’interventions menées depuis l’automne dernier.
Une opération d’arraisonnement menée en pleine mer
Le Tagor naviguait à plus de 400 milles nautiques à l’ouest des côtes bretonnes lorsque la marine française a décidé d’intervenir. Le navire, qui avait quitté le port de Mourmansk en direction de Limbé au Cameroun, n’imaginait sans doute pas terminer sa traversée de cette manière.
Face au refus du commandant de se conformer aux instructions des autorités, les forces navales françaises ont pris le contrôle du bâtiment. Le pétrolier a ensuite été escorté jusqu’en baie de Douarnenez où il demeure actuellement immobilisé.
Le commandant placé en garde à vue puis libéré
Le capitaine du navire n’a initialement pas souhaité coopérer avec les autorités maritimes. Cette attitude a conduit à son placement en garde à vue mardi dernier.
Néanmoins, il a été libéré le 3 juin, bien que les investigations se poursuivent. Le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger, a qualifié l’enquête en cours de « dense et complexe ».
Quatrième interception depuis septembre
Cette saisie n’est pas un cas isolé. Le Tagor représente en réalité la quatrième unité de la flotte fantôme russe interceptée par les autorités françaises depuis le mois de septembre.
Ces navires, qui opèrent généralement dans l’ombre des circuits commerciaux officiels, font l’objet d’une surveillance accrue dans les eaux territoriales et internationales françaises.
Une immobilisation administrative en cours
L’arrêt du pétrolier repose sur une « décision administrative », selon les termes employés par les autorités. Cette mesure permet de maintenir le navire sous contrôle le temps que l’enquête progresse.
Le procureur de Brest a annoncé qu’une nouvelle communication écrite sera diffusée prochainement, en fonction des développements de l’investigation. Les autorités restent discrètes sur les détails précis motivant cette interception.
Des investigations qui se poursuivent
Les enquêteurs poursuivent leurs recherches pour déterminer l’ensemble des faits reprochables. La complexité évoquée par le procureur laisse entendre que plusieurs aspects sont scrutés avec attention.
Les prochaines semaines devraient apporter des éclaircissements sur les suites judiciaires et administratives réservées au Tagor et à son équipage.

