Sa mère violemment agressée pour lui voler ses monnaies virtuelles : 4 hommes renvoyés aux assises
Une affaire criminelle glaçante refait surface dans les Yvelines. Une femme d’une soixantaine d’années a été prise pour cible par un commando violent qui cherchait à mettre la main sur la fortune numérique de son fils, entrepreneur prospère dans l’univers des cryptomonnaies. L’enquête a permis d’identifier quatre suspects désormais renvoyés devant la cour d’assises.
Une agression planifiée pour s’emparer de cryptomonnaies
Les faits remontent à juillet 2023, à Élancourt, dans le département des Yvelines. La mère d’un homme d’affaires spécialisé dans les cryptomonnaies a été victime d’une attaque organisée. L’objectif des agresseurs était clairement défini : exercer une pression sur la victime pour obtenir l’accès aux actifs numériques de son fils.
Cette technique d’extorsion, connue sous le nom de « cryptorapt », se multiplie en France depuis plusieurs années. Les malfaiteurs ciblent des personnes fortunées ou leurs proches pour les contraindre à transférer leurs avoirs en cryptomonnaies, difficilement traçables.
Quatre hommes identifiés par les enquêteurs
Le présumé commanditaire absent au procès
Badiss Bajjou, âgé de 25 ans, est considéré comme le cerveau de l’opération. Les autorités lui attribuent la responsabilité d’avoir orchestré cette agression violente. Son nom apparaît également dans plusieurs autres affaires similaires de « cryptorapts ».
L’homme est actuellement détenu au Maroc et ne devrait pas assister à son procès devant la juridiction française. Son absence compliquera l’établissement complet de la vérité judiciaire.
Les exécutants présumés de l’agression
Franck Aimé B., 29 ans, et Chaher B., 28 ans, sont soupçonnés d’avoir joué le rôle d’hommes de main lors de l’attaque. Ils auraient été les bras armés de cette opération criminelle, chargés d’intimider physiquement la sexagénaire.
Le logisticien qui clame son innocence
Idriss L., 36 ans, est pointé du doigt comme l’organisateur logistique du coup. Il aurait assuré la coordination pratique de l’agression, préparé les déplacements et fourni le matériel nécessaire aux exécutants.
L’homme a récemment comparu devant la justice pour solliciter sa remise en liberté. Sa demande a été rejetée. Lors de son audition, il a fermement contesté les accusations portées contre lui.
Il a notamment déclaré : « Ce n’est pas moi. J’ai essayé de récupérer de l’argent. Mais jamais je n’aurais accepté si j’avais su qu’il s’agissait de s’en prendre à une femme. Je ne suis pas de ce monde-là. »
Un procès aux assises pour juger cette violence
Les quatre prévenus seront jugés devant une cour d’assises pour répondre de leurs actes. Cette juridiction, compétente pour les crimes les plus graves, examinera l’ensemble des éléments du dossier.
La date du procès n’a pas encore été communiquée officiellement. L’affaire soulève des questions sur la protection des investisseurs en cryptomonnaies et de leurs familles, de plus en plus exposées à ce type de criminalité violente.

