Retrouvée après un an de cavale : une enfant enlevée dans la Somme rapatriée
Un enlèvement parental qui aura duré près d’une année complète vient de connaître son dénouement. Une petite fille, disparue depuis avril 2025 dans le département de la Somme, a finalement été localisée sur la côte catalane. L’affaire, qui avait conduit à l’émission d’un mandat d’arrêt européen, illustre une fois encore la complexité des conflits familiaux et leurs conséquences dramatiques sur les enfants.
Un enlèvement programmé pour échapper aux services sociaux
Le 8 avril 2025, la vie de Calyopé bascule. Alors qu’une rencontre avec les services sociaux était prévue pour organiser son placement en famille d’accueil, sa mère décide de prendre la fuite.
Accompagnée de la grand-mère maternelle de l’enfant, elle disparaît avec la fillette, déclenchant immédiatement l’ouverture d’une information judiciaire pour « non-représentation d’enfants en récidive ».
Les autorités ne tardent pas à réagir : un mandat d’arrêt européen est rapidement émis contre les deux fugitives. Les enquêteurs parviennent à suivre leur trace à travers plusieurs localités françaises.
Une fuite vers la péninsule ibérique
Le 15 avril 2025, soit une semaine après la disparition, le trio est repéré à La Jonquera, ville frontière espagnole. Puis plus rien. Les recherches se poursuivent pendant de longs mois sans résultat tangible.
Le dénouement sur la Costa Brava
Près d’un an plus tard, le 31 mars 2026, un témoin identifie Calyopé à Lloret de Mar, station balnéaire de la Costa Brava. La diffusion d’un avis de recherche aura finalement porté ses fruits.
Les autorités espagnoles interviennent rapidement. La mère et la grand-mère sont interpellées puis placées en garde à vue sur le territoire ibérique.
Le rapatriement de la fillette intervient le 8 avril 2026, exactement un an jour pour jour après son enlèvement. Elle est immédiatement confiée aux services sociaux français.
Des conditions de vie alarmantes pendant la cavale
Jordan Belmère, le père de Calyopé, et sa compagne évoquent des soupçons de maltraitances durant cette année de fuite. L’enfant aurait souffert d’un manque de nourriture et vécu dans des conditions précaires.
Selon leurs témoignages, l’absence d’eau courante et d’électricité aurait également marqué cette période tragique. Des allégations qui devront être vérifiées par les autorités compétentes.
Une prise en charge progressive
Actuellement, Calyopé reste sous la protection des services sociaux français. Un processus nécessaire pour évaluer son état physique et psychologique après ces douze mois d’errance.
La compagne de Jordan Belmère évoque néanmoins un retour au domicile familial « dans les semaines à venir », laissant entrevoir une issue positive à ce drame.
Un combat judiciaire de longue haleine
Cette affaire s’inscrit dans un contexte familial complexe. Depuis deux ans, Jordan Belmère menait une bataille juridique acharnée pour faire reconnaître ses droits parentaux, établis après le divorce.
Selon le père, son ex-conjointe aurait conditionné leur fille à adopter une attitude hostile à son égard. Une forme d’aliénation parentale dénoncée dans de nombreux conflits conjugaux.
Au terme de cette procédure, le tribunal a finalement attribué la garde totale à Jordan Belmère, reconnaissant ainsi sa légitimité parentale et la nécessité de protéger l’enfant.
L’attente avant les retrouvailles définitives
Malgré le soulagement de savoir Calyopé en sécurité, la patience reste de mise. La fillette doit encore passer du temps sous surveillance médicale et sociale avant de retrouver définitivement son foyer paternel.
Cette période transitoire permettra aux professionnels d’accompagner l’enfant dans sa reconstruction après cette épreuve traumatisante. Un processus indispensable pour assurer son bien-être futur.
L’affaire rappelle la vulnérabilité des enfants pris au piège des conflits parentaux et l’importance de la coopération internationale dans la résolution des enlèvements familiaux transfrontaliers.

