Réseau Epstein : un agent de mannequins accusé de viol dans le viseur
L’univers du mannequinat, longtemps silencieux sur ses zones d’ombre, continue de livrer ses secrets. Une nouvelle affaire éclate, mêlant violences sexuelles présumées, traite d’êtres humains et connexions avec le sulfureux réseau Epstein. Au cœur de la tourmente, un homme de 69 ans se défend publiquement.
Un homme de 69 ans au centre d’accusations graves
Daniel Siad, porteur d’un passeport suédois et originaire de Kabylie, se retrouve aujourd’hui dans le viseur de la justice française. Ayant vécu en France, cet ancien professionnel du milieu de la mode fait face à des accusations accablantes portées par cinq femmes.
Les griefs retenus contre lui sont lourds : suspicions de violences sexuelles et accusations de traite d’êtres humains. Plusieurs témoignages l’impliquent notamment dans le recrutement de jeunes filles destinées à Jeffrey Epstein, le financier américain déchu.
Le témoignage d’Ebba P. Karlsson
Parmi les plaignantes, Ebba P. Karlsson occupe une place centrale. Elle accuse Daniel Siad de viol à Cannes en 1990, alors qu’elle était dans la fleur de l’âge et aspirait à une carrière dans le mannequinat.
Mais les accusations ne s’arrêtent pas là. Selon ses déclarations, Daniel Siad l’aurait également conduite à Gérald Marie, figure controversée de l’industrie, qui l’aurait à son tour violée. Un engrenage tragique que la plaignante dénonce aujourd’hui publiquement.
Une défense médiatique assumée
Face à la tempête médiatique, Daniel Siad n’est pas resté silencieux. Il a choisi de s’exprimer sur BFMTV et RTL, multipliant les interventions pour clamer son innocence.
« Je n’ai jamais violé quelqu’un de ma vie », a-t-il martelé lors de ses passages télévisés et radiophoniques. Une défense frontale dans laquelle il rejette catégoriquement l’ensemble des accusations portées contre lui.
Des liens avec Epstein reconnus mais minimisés
S’il nie toute implication dans des actes répréhensibles, Daniel Siad confirme néanmoins avoir eu une collaboration professionnelle avec Jeffrey Epstein. Il insiste toutefois sur le caractère strictement professionnel de ces interactions.
Selon ses dires, les rencontres avec le financier déchu étaient brèves et limitées au strict cadre du travail. Il évoque des réunions de 10 à 15 minutes maximum, excluant toute complicité dans les agissements criminels reprochés à Epstein.
Une enquête d’envergure menée à Paris
Le parquet de Paris ne prend pas ces accusations à la légère. Pas moins de cinq magistrats ont été mobilisés pour instruire le dossier Epstein sur le territoire français.
L’enquête se concentre sur deux axes majeurs : les violences sexuelles présumées et les ramifications financières du réseau. Un travail de fourmi qui nécessite de croiser de nombreux témoignages et de démêler des années de zones d’ombre.
Un suspect qui dit ne rien craindre
Malgré la gravité des accusations, Daniel Siad affiche une posture de coopération. Il se dit prêt à être entendu par la justice, affirmant ne redouter aucune confrontation avec les autorités judiciaires.
Cette disposition apparente à collaborer contraste avec les témoignages accablants de ses accusatrices. Le fossé entre les deux versions reste béant, et seule l’enquête en cours pourra établir la vérité.
Un dossier emblématique des dérives du mannequinat
Au-delà du cas individuel de Daniel Siad, cette affaire révèle les dysfonctionnements systémiques d’une industrie longtemps régie par l’omerta. Le monde de la mode fait aujourd’hui face à son passé.
Les témoignages se multiplient, libérés par la parole d’autres victimes dans différents secteurs. Une onde de choc qui traverse l’ensemble de l’industrie et promet encore de nombreuses révélations.

