Relaxé en appel, Dominique Boutonnat échappe à la prison
Un verdict qui fait grand bruit dans le milieu du cinéma français. La justice a renversé une décision de première instance concernant une affaire d’agression sexuelle qui avait ébranlé l’institution cinématographique nationale. Le responsable visé occupait alors un poste clé dans la régulation et la protection du secteur.
Un revirement judiciaire complet
Ce vendredi, la cour d’appel de Versailles a prononcé la relaxe de Dominique Boutonnat. Cette décision efface totalement la condamnation prononcée quelques mois plus tôt.
L’homme est désormais blanchi des accusations qui pesaient sur lui. La juridiction d’appel n’a pas retenu les faits reprochés, contrairement aux premiers juges.
Des accusations remontant à l’été 2020
Les événements se seraient produits durant un séjour en Grèce en août 2020. Le plaignant, alors âgé de 19 ans, était le filleul de Dominique Boutonnat.
Le jeune homme accusait ce dernier de l’avoir embrassé contre son gré et d’avoir commis une agression sexuelle à son encontre. Ces accusations avaient mené à une procédure judiciaire qui s’est étendue sur plusieurs années.
Une première condamnation sévère
En juin 2024, le tribunal judiciaire de Nanterre avait rendu un verdict sévère. Dominique Boutonnat avait écopé de trois ans de prison, dont un an ferme.
Cette condamnation avait provoqué des remous considérables, compte tenu des fonctions exercées par l’intéressé au sein de l’industrie cinématographique française.
Les déclarations lors du procès
Durant les débats judiciaires, Dominique Boutonnat avait livré sa version des événements. Il avait admis avoir photographié son filleul nu à la sortie de la piscine, « alors qu’il visait le paysage ».
Concernant les baisers dans la chambre du jeune homme, il les avait également reconnus. Toutefois, il affirmait qu’ils étaient « consentis et initiés par son filleul, toujours selon ses dires ».
Les conséquences professionnelles immédiates
Dominique Boutonnat dirigeait le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) avant cette affaire. Cette institution joue un rôle central dans le paysage audiovisuel français.
Suite à sa condamnation en première instance, il avait présenté sa démission de la présidence du CNC. Le contexte rendait sa position intenable.
Un paradoxe institutionnel
L’ironie de la situation n’avait échappé à personne. Le CNC a notamment pour mission de gérer la prévention des violences sexuelles dans l’industrie cinématographique.
Voir son président condamné pour de tels faits créait une situation délicate pour l’établissement et son image auprès des professionnels du secteur.

