Quatre heures au sol : une octogénaire attend désespérément les secours
Dans le nord de l’Angleterre, une scène troublante s’est déroulée sur un trottoir du comté de Durham. Une femme âgée, victime d’une chute, a passé des heures à patienter dans l’attente d’une ambulance. Un délai qui interroge sur la capacité des services d’urgence à répondre aux appels de détresse, même pour les personnes les plus vulnérables.
Une attente interminable sur le bitume
Le 8 septembre dernier, aux alentours de 11 h 20, Kathleen Bryson, âgée de 80 ans, a chuté sur le trottoir non loin de son domicile à Catchgate, près de Newcastle. Les secours ont immédiatement été alertés de cet accident.
Malgré l’urgence de la situation, l’ambulance n’est finalement arrivée qu’à 15 h 34. Soit plus de quatre heures d’attente pour cette octogénaire, étendue au sol, incapable de se relever par ses propres moyens.
La solidarité des proches face à l’absence des secours
Confrontée à cette attente anormalement longue, Kathleen Bryson a pu compter sur la mobilisation de son entourage. Son fils Karl s’est présenté sur place environ une heure après la chute de sa mère.
Les habitants du quartier ne sont pas restés indifférents à la détresse de cette femme âgée. Des voisins lui ont apporté des couvertures pour la protéger du froid et lui offrir un minimum de confort dans cette épreuve.
Un dispositif d’urgence débordé
Face à la polémique suscitée par cet incident, le service ambulancier a présenté ses excuses pour le retard constaté et la détresse occasionnée à la patiente et à sa famille.
L’organisme a reconnu que le délai d’attente avait largement dépassé les normes habituelles. Les responsables ont toutefois justifié cette situation par une période de forte affluence.
Des priorités contestables en période de tension
Selon les explications fournies, la priorité a été accordée aux patients dont la vie était en danger immédiat. Un système de triage qui, dans ce cas précis, a laissé une personne âgée au sol pendant plus de quatre heures.
Cette justification, bien que conforme aux protocoles d’urgence, soulève des questions sur l’allocation des ressources et la prise en charge des personnes vulnérables.
Une enquête interne lancée
Conscient de la gravité de la situation, le service ambulancier a annoncé l’ouverture d’une enquête interne. L’objectif affiché est de comprendre les circonstances exactes de cet incident.
Cette investigation devra déterminer si des dysfonctionnements organisationnels ou des lacunes dans la gestion des appels d’urgence ont contribué à ce délai d’intervention excessif. Les conclusions pourraient déboucher sur des mesures correctives.

