Psychose au Cap d’Agde : blessés par des goélands, des habitants n’osent plus sortir de chez eux
Une véritable psychose s’est installée sur l’île des Pêcheurs au Cap d’Agde. Les résidents de certaines copropriétés ne peuvent plus sortir sereinement de chez eux sans risquer de subir l’assaut brutal de goélands leucophées. Ces oiseaux, localement appelés gabians, se montrent particulièrement agressifs pour défendre leurs nids.
La situation est devenue critique dans plusieurs bâtiments, où les attaques en piqué se multiplient. Certains habitants ont même été blessés, contraints de se protéger avec des moyens de fortune.
Des assauts violents qui ensanglantent les victimes
Les témoignages des résidents de la résidence La Tortue sont glaçants. Aux abords du bâtiment D, les attaques se sont succédé ces dernières semaines, avec des conséquences parfois graves pour les personnes visées.
Olivier raconte avoir subi des agressions répétées et particulièrement douloureuses. L’un de ces assauts lui a laissé une marque indélébile : un coup de bec lui a entaillé la peau, provoquant un saignement abondant.
Éliane n’a pas été épargnée non plus. Lors d’un simple déplacement de courte distance, elle a été prise pour cible par un goéland. La violence de l’attaque lui a causé une douleur intense dont elle se souvient encore.
Des copropriétés privées moins protégées
Le problème trouve en partie son origine dans la gestion différenciée des nids selon les zones. Dans les espaces publics, des campagnes de stérilisation des œufs sont régulièrement menées pour limiter la prolifération des goélands.
Mais dans les copropriétés privées, ces mesures préventives sont rarement appliquées. Les gabians y trouvent donc un terrain propice pour nidifier en toute tranquillité, développant un comportement défensif extrêmement agressif.
Une espèce protégée mais menaçante
Le goéland leucophée bénéficie d’un statut de protection juridique. Cette situation complique la mise en place de solutions radicales pour réguler la population de ces volatiles sur le territoire.
Les habitants se retrouvent ainsi dans une impasse, coincés entre la législation qui protège l’espèce et le danger quotidien qu’ils encourent.
Des conseils de prévention dérisoires face au danger
Face à cette menace grandissante, les résidents ont sollicité l’aide de la mairie ainsi que de la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Mais les recommandations reçues ont de quoi laisser perplexe au regard de la gravité de la situation.
Les autorités conseillent aux habitants de sortir équipés d’une casquette, d’un parapluie ou d’un bâton. Des mesures qui apparaissent bien dérisoires face à des oiseaux capables de blesser gravement par leurs coups de bec.
Une accalmie temporaire en vue
Malgré la fréquence inquiétante des attaques ces dernières semaines, une amélioration semble se profiler. Les observations récentes indiquent que les juvéniles ont commencé à prendre leur envol, quittant progressivement les nids familiaux.
Ce départ des jeunes goélands devrait naturellement réduire le comportement défensif des adultes. Les habitants espèrent ainsi pouvoir bientôt circuler librement sans craindre d’être attaqués par ces oiseaux devenus menaçants.
Reste à savoir si des mesures pérennes seront mises en place avant la prochaine saison de nidification pour éviter que ce scénario ne se reproduise l’année suivante.

