Propriétaire introuvable et vide juridique : le casse-tête de la gendarmerie face à l’installation de caravanes
Dans la Somme, l’arrivée soudaine de plusieurs familles du voyage sur une propriété privée a déclenché une intervention immédiate des forces de l’ordre. Un déploiement qui rappelle les craintes d’installations massives vécues par le passé.
Un déploiement important des forces de l’ordre
À Biaches, la gendarmerie n’a pas tardé à réagir. Cinq véhicules de gendarmerie ainsi qu’une unité du PSIG se sont rendus sur place après le signalement de l’occupation illégale.
Deux familles de gens du voyage avaient pris position avec quatre caravanes sur un terrain dont ils n’étaient pas propriétaires. L’intervention s’est déroulée dans un climat courtois mais ferme.
Des précédents qui expliquent la rapidité d’action
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte particulier. Les autorités locales gardent en mémoire les arrivées massives survenues en 2020 et 2012, qui avaient marqué les esprits.
La volonté affichée était d’éviter qu’une petite installation ne se transforme en occupation d’envergure. Une stratégie préventive qui justifie l’ampleur du dispositif déployé.
Un vide juridique faute de propriétaire joignable
Malgré la présence des gendarmes, aucune procédure d’expulsion n’a pu être lancée. La raison ? L’impossibilité de contacter le propriétaire du terrain.
Sans la présence du propriétaire ou son représentant, un huissier ne peut constater légalement l’occupation illicite. Cette situation a bloqué toute action juridique immédiate.
Un départ annoncé pour le début de semaine
Face aux autorités, les deux familles installées ont indiqué qu’elles quitteraient les lieux dès le lundi suivant. Une annonce qui a permis de désamorcer la situation.
Les gendarmes ont pris acte de cet engagement, en attendant la confirmation effective du départ des caravanes.

