« Prêts à sauter par la fenêtre » : une mère et son fils sauvés des flammes après l’acte fou d’un ex-compagnon
Un drame a failli se produire dans le quartier de Caucriauville au Havre. Une mère et son fils, acculés par les flammes dans leur logement, s’apprêtaient à sauter par la fenêtre pour échapper à un incendie volontaire. Derrière cet acte criminel, une séparation conjugale qui a viré au cauchemar.
Un piège mortel tendu au petit matin
Ce lundi 3 août, aux alentours de 9h30 du matin, les secours se précipitent vers un immeuble de l’allée Hemingway. Dans cet appartement situé au quatrième étage, une scène d’horreur est en train de se jouer.
Selon les témoignages recueillis auprès des voisins, un homme a délibérément aspergé d’essence la porte d’entrée du logement avant d’y mettre le feu à l’aide d’un briquet. L’individu a immédiatement pris la fuite après son geste.
À l’intérieur, piégés par les flammes qui dévorent la seule issue, une femme de 45 ans et son fils de 21 ans se retrouvent dans une situation désespérée. Le danger est tel que tous deux envisagent de sauter par la fenêtre.
Une intervention décisive des pompiers
Les soldats du feu arrivent rapidement sur les lieux et parviennent à extraire les deux occupants de leur appartement enfumé. La mère et le fils souffrent de brûlures et d’une intoxication aux fumées.
Transportés d’urgence à l’hôpital Monod, leur pronostic vital n’est heureusement pas engagé. Les médecins leur délivrent néanmoins une incapacité totale de travail de 10 jours.
L’ex-conjoint dans le viseur de la justice
L’enquête ouverte par le parquet du Havre et confiée au service local de la police judiciaire de la ville s’oriente rapidement vers une piste précise. Le principal suspect n’est autre que l’ancien compagnon de la quadragénaire.
Depuis leur lit d’hôpital, la mère et son fils déposent plainte. Une expertise incendie est programmée afin de confirmer officiellement le caractère criminel de ce sinistre.
Un suspect identifié mais toujours en liberté
Les enquêteurs ont localisé le suspect présumé, mais celui-ci n’a pas encore été interpellé au moment des faits rapportés. Le parquet du Havre n’a pas donné suite aux sollicitations pour fournir des précisions supplémentaires sur l’avancée de l’enquête.
Cette affaire illustre une fois de plus la dangerosité de certaines séparations conjugales et les risques encourus par les victimes de violences post-rupture.

