Piégés par leur gourde filtrante : une vingtaine de randonneurs touchés par des intoxications dans les Pyrénées
L’été dernier dans les Hautes-Pyrénées, plusieurs amateurs de randonnée ont vécu une mésaventure pour le moins désagréable. Convaincus d’être protégés par leur équipement moderne, ils ont découvert à leurs dépens que la technologie ne fait pas toujours des miracles face aux dangers naturels.
Une série d’intoxications en pleine saison estivale
À la mi-juillet, de nombreux marcheurs ont été victimes de violents troubles digestifs après s’être désaltérés dans les ruisseaux pyrénéens. Vomissements et diarrhées aiguës ont gâché leurs sorties en altitude.
Le point commun entre toutes ces victimes ? L’utilisation de gourdes filtrantes pour purifier l’eau des cours d’eau de montagne. Un équipement pourtant présenté comme une solution pratique et sûre pour les aventuriers.
Les limites des gourdes filtrantes révélées
Ces dispositifs, censés rendre l’eau potable, ne constituent pas une barrière infaillible. Contrairement aux idées reçues, ils ne protègent pas contre l’ensemble des bactéries présentes dans les eaux naturelles.
Major Sébastien Abbadie, chef de la section montagne des CRS des Pyrénées, a confirmé cette vague d’intoxications. Durant la semaine du 20 juillet, les secours ont effectué 11 interventions similaires, portant assistance à environ vingt personnes.
Des randonneurs conscients mais confiants
Malgré ces incidents, certains pratiquants continuent d’utiliser ces équipements. Un randonneur assure avoir confiance en sa gourde filtrante pour les situations où il manque d’eau potable.
Un autre marcheur, bien qu’ayant été malade après avoir consommé de l’eau filtrée, persiste à utiliser sa gourde tout en adoptant davantage de précautions.
Les recommandations des autorités pour randonner en sécurité
Pour éviter ce type de désagrément, les experts préconisent deux solutions principales. La première consiste à utiliser des pastilles de purification capables d’éliminer bactéries et microbes contenus dans l’eau.
La seconde, plus simple mais moins légère, recommande d’emporter suffisamment d’eau potable dès le départ de la randonnée. Un conseil qui peut s’avérer salvateur lors des sorties en montagne.

