Piégée sous un toit en zinc : le destin tragique de Wahida, victime de la canicule dans sa chambre de bonne
La canicule de juin dernier a fait une victime silencieuse dans la capitale. Une femme âgée, vivant dans des conditions précaires sous les toits parisiens, a perdu la vie lors de cet épisode de chaleur extrême. Ses proches refusent aujourd’hui qu’elle tombe dans l’oubli.
Une tragédie dans les combles du XIVe arrondissement
Wahida Kerchache, 66 ans, a été retrouvée sans vie le 29 juin dans son logement du XIVe arrondissement de Paris. La sexagénaire occupait une chambre de bonne, directement exposée à la chaleur accablante de l’été.
Son habitat, situé sous un toit en zinc, ne disposait ni de volet ni de store pour se protéger des températures caniculaires. Ces conditions de vie extrêmes se sont révélées fatales lors de l’épisode de fortes chaleurs qui a frappé la région parisienne.
Le témoignage bouleversant d’une voisine
Christine, dont le nom a été modifié, habitait à proximité de Wahida. Elle garde en mémoire l’image de cette travailleuse discrète qu’elle croisait régulièrement.
La voisine se souvient de cette petite silhouette avec un foulard sur la tête, qu’elle observait partir travailler aux premières heures du jour. Wahida marchait péniblement, tête baissée et épaules courbées, témoignage d’une vie de labeur.
Un vide dans le quotidien du quartier
Depuis la découverte tragique du corps de Wahida, Christine ne voit plus cette figure familière du matin. L’absence de la sexagénaire a laissé un vide dans le quotidien du voisinage.
Un hommage pour ne pas oublier
Les rares proches de Wahida Kerchache ont tenu à lui rendre hommage publiquement. Leur objectif est clair : éviter qu’elle ne devienne « une mort anonyme parmi tant d’autres ».
Ce drame soulève une nouvelle fois la question des conditions de logement précaires dans la capitale, particulièrement pour les personnes âgées vulnérables face aux épisodes climatiques extrêmes.

