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Perquisition à Cannes : découverte de 30 tortues d’Hermann protégées

Une simple enquête sur des vols de matériaux urbains a pris une tournure inattendue dans les Alpes-Maritimes. Les forces de l’ordre sont tombées sur une découverte surprenante qui révèle un tout autre délit, cette fois-ci lié au trafic d’espèces protégées.

Une perquisition qui tourne à la surprise

Les policiers cannois menaient une investigation classique concernant des vols de plaques d’égouts signalés dans le secteur. Ces équipements urbains, prisés pour leur fonte, sont régulièrement dérobés pour être écoulés sur des marchés clandestins.

Grâce à l’exploitation des images de vidéosurveillance, les enquêteurs ont pu identifier un suspect. Une perquisition a alors été organisée au domicile de cet homme, dans l’espoir d’y retrouver les plaques dérobées.

Trente tortues d’Hermann dans le jardin

C’est en fouillant le jardin que les policiers ont fait une découverte pour le moins inattendue. Une trentaine de tortues se trouvaient sur la propriété, bien loin des quelques spécimens autorisés.

Il s’agissait de tortues d’Hermann, une espèce strictement protégée par la législation française. La détention de ces reptiles est encadrée : toute capture ou vente est interdite, sauf pour les spécimens nés en captivité.

Une réglementation stricte méconnue

La loi est claire concernant cette espèce menacée. Un particulier ne peut posséder plus de six tortues Hermann sans disposer d’une autorisation d’élevage d’agrément délivrée par les autorités compétentes.

Le marché illégal de ces animaux est lucratif : chaque tortue d’Hermann se négocie entre 150 et 450 euros, rendant leur trafic particulièrement attractif pour certains.

Des explications peu convaincantes

Interrogé sur la provenance de cette collection hors norme, le suspect a affirmé qu’il s’agissait d’un « héritage de sa grand-mère ». Une justification qui n’a manifestement pas convaincu les forces de l’ordre.

L’homme a néanmoins été placé en garde à vue avant d’être relâché. Il devra prochainement répondre de ses actes devant la justice, une convocation lui ayant été notifiée.

Les tortues prises en charge

Les trente reptiles ont été rapidement confiés au service vétérinaire du Sdis. Ils seront ensuite transférés vers une association spécialisée dans la protection animale, où ils recevront les soins appropriés.

Cette affaire met en lumière la persistance du trafic d’espèces protégées, même dans des contextes d’enquêtes initialement sans rapport avec la faune sauvage.

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