Paris : un prêtre de 81 ans accusé de viols sur mineurs
La justice parisienne vient de franchir une étape décisive dans une affaire de violences sexuelles sur mineurs qui s’étend sur près de deux décennies. Un homme d’Église de 81 ans se retrouve désormais face à des accusations particulièrement graves, révélant une fois de plus les zones d’ombre qui persistent au sein de certaines institutions religieuses.
Une plainte déposée en 2024 pour des faits anciens
C’est en juin 2024 qu’une victime, aujourd’hui âgée d’une quarantaine d’années, a décidé de briser le silence. Elle a déposé plainte contre le religieux, dénonçant des agressions sexuelles et des viols commis sur sa personne.
Les accusations portent sur une période étendue, de 1997 à 2015. La plaignante affirme avoir subi ces violences dès l’âge de 12 ans, notamment lors de camps organisés par l’Église et durant les Journées mondiales de la jeunesse.
Des mesures judiciaires immédiates
Suite à cette plainte, le prêtre a été mis en examen à Paris. Les autorités judiciaires ont immédiatement pris des dispositions pour prévenir tout risque de récidive.
L’octogénaire a été placé sous contrôle judiciaire strict. Cette mesure comprend notamment une interdiction formelle de contact avec des mineurs, qu’ils soient directement impliqués dans l’affaire ou non.
Quatre autres victimes présumées identifiées
L’enquête a permis de révéler l’existence de quatre autres personnes qui auraient subi des faits similaires de la part du même prêtre. Ces témoignages élargissent considérablement le périmètre des suspicions.
Trois de ces victimes rapportent des agressions remontant à la période 1979-1986. Malheureusement, ces faits ne peuvent donner lieu à des poursuites pénales en raison de la prescription.
Des antécédents déjà signalés
Cette affaire n’est pas le premier signal d’alarme concernant ce religieux. Entre 2018 et 2020, il avait déjà fait l’objet de signalements qui avaient conduit à une mesure d’interdiction.
Durant cette période, le prêtre s’était vu interdit d’officier auprès de mineurs. Cette sanction administrative préalable interroge sur le suivi effectué et les mécanismes de prévention mis en place.
Position du diocèse de Paris
Contacté par l’AFP, le diocèse de Paris n’a pas apporté de réponse immédiate. L’institution religieuse a néanmoins confirmé avoir pris des dispositions récentes dans cette affaire.
Depuis le 30 octobre 2024, le diocèse a interdit au prêtre d’exercer son ministère. Des restrictions supplémentaires ont été imposées pour limiter tout contact avec des mineurs, en complément des mesures judiciaires.

