Nîmes : un responsable logistique tué, Paprec Méditerranée devant la justice
Le secteur de la gestion des déchets est une fois de plus endeuillé par un drame du travail. Un responsable d’une entreprise gardoise a trouvé la mort dans des circonstances tragiques, écrasé par un ballot de déchets. Une affaire qui soulève de graves questions sur le respect des normes de sécurité dans ce type d’installation industrielle.
Une mort violente sur le lieu de travail
Le drame s’est produit le 23 mai 2025 au sein du centre de tri Valréna, situé à Nîmes. La victime, qui occupait le poste de responsable logistique de l’établissement, a été écrasée par un ballot de déchets lors d’une journée de travail qui devait être comme les autres.
Les circonstances exactes de l’accident ont immédiatement déclenché une enquête approfondie, menée conjointement par les services de police et l’inspection du travail, sous la supervision attentive du parquet nîmois.
Des manquements présumés aux règles de sécurité
L’investigation a rapidement mis en lumière des manquements présumés aux obligations de prudence et de sécurité au travail. Ces éléments ont conduit les autorités judiciaires à engager des poursuites contre l’entreprise exploitante.
Paprec Méditerranée, la société gestionnaire du centre de tri, fait désormais l’objet de poursuites pour homicide involontaire. Les infractions présumées portent également sur le non-respect des normes de sécurité au travail.
Un procès impliquant l’entreprise et trois salariés
Le mardi 12 mai, l’affaire sera examinée par le tribunal. La société Paprec Méditerranée, en tant que personne morale, sera jugée aux côtés de trois de ses employés, également convoqués pour répondre des chefs d’homicide involontaire et de défaut de sécurité.
Cette convocation multiple témoigne de la volonté des autorités judiciaires de déterminer précisément les responsabilités individuelles et collectives dans ce drame.
Une entreprise déjà condamnée pour un accident mortel
Cette tragédie n’est malheureusement pas un cas isolé pour l’entreprise. En juillet 2023, un jeune homme avait déjà perdu la vie dans un accident survenu sur un site exploité par Paprec.
Cette première affaire avait abouti à une condamnation de l’entreprise et de son directeur en mars 2026. Toutefois, la société a contesté cette décision en faisant appel.
Un nouveau procès en appel prévu
Le dossier de 2023 connaîtra donc un nouveau chapitre devant la chambre des appels correctionnels. Cette procédure parallèle s’ajoute au jugement à venir concernant l’accident de mai 2025.
Conformément aux principes fondamentaux du droit, toute personne est présumée innocente tant que justice n’a pas été définitivement rendue.

