Morsure d’araignée, errance médicale : tragédie et enquête judiciaire en Italie
Un simple bobo estival peut-il se transformer en drame mortel ? En Italie, une femme de 39 ans est décédée fin octobre des suites de complications liées à ce qui pourrait être une morsure d’araignée venimeuse. Ce fait divers soulève de lourdes questions sur la prise en charge médicale initiale et les délais de diagnostic.
Un décès brutal après des semaines d’errance médicale
Sabrina Gigliotti, âgée de 39 ans et mère de deux enfants, s’est éteinte le 25 octobre dans la capitale italienne. Son décès fait suite à une infection généralisée provoquée par une probable morsure d’araignée violoniste, une espèce particulièrement venimeuse.
La tragédie débute à la mi-septembre, lorsqu’une lésion douloureuse apparaît sur sa cuisse. Ce qui semblait anodin au premier regard allait pourtant se transformer en cauchemar médical pour cette mère de famille.
Des premiers soins inadaptés à l’hôpital
Le 26 septembre, Sabrina Gigliotti se rend à l’hôpital Grassi à Ostie où le personnel médical pose un diagnostic de « piqûre d’insecte avec inflammation ». Une prescription d’antibiotiques lui est alors délivrée.
Début octobre, elle retourne consulter, mais aucun examen complémentaire n’est réalisé. Pire encore, aucun nouveau traitement ne lui est administré malgré la persistance de ses symptômes.
Une IRM prescrite mais jamais effectuée
Le 28 octobre, une IRM est enfin prescrite. Malheureusement, cet examen crucial n’a jamais été réalisé, retardant encore davantage la prise en charge adaptée de la patiente.
Une dégradation fulgurante de son état de santé
Au fil des semaines, l’état de Sabrina Gigliotti se détériore de façon alarmante. Elle souffre de douleurs lombaires et articulaires intenses, accompagnées de brûlures au ventre et au dos.
Sa mobilité devient si réduite qu’elle ne peut plus marcher sans béquille. Les symptômes s’aggravent jusqu’à la rendre totalement dépendante.
Le basculement fatal du 21 octobre
Le 21 octobre marque un tournant dramatique. La quadragénaire peine à parler et développe une forte toux. Son état nécessite une intubation d’urgence suite à une infection du sang.
Elle est alors transférée dans deux autres établissements hospitaliers. Les médecins constatent une nécrose avancée ainsi que de graves atteintes à plusieurs organes vitaux. Il est déjà trop tard.
Une enquête judiciaire pour négligences médicales
Face à cette issue tragique, les frères de la victime ont décidé de porter plainte. Ils dénoncent de possibles négligences médicales dans la prise en charge de leur sœur.
Le parquet de Rome a ouvert une enquête pour homicide involontaire. Les autorités judiciaires cherchent à déterminer si des erreurs ou des retards dans le traitement ont contribué au décès de Sabrina Gigliotti.
Une autopsie ordonnée pour établir les responsabilités
Un ordre d’autopsie a été émis pour comprendre précisément l’enchaînement des événements ayant conduit au décès. Cette analyse post-mortem devra établir le lien exact entre la morsure initiale et les complications fatales.
Elle permettra également d’évaluer si une intervention médicale plus rapide ou mieux adaptée aurait pu sauver la vie de cette mère de famille.

