Mont-de-Marsan : il enterre sa compagne dans le jardin après une dispute
Une macabre découverte a bouleversé la ville de Mont-de-Marsan en ce début d’année. Le corps sans vie d’une femme de 44 ans a été retrouvé enterré dans un jardin, ravivant la problématique des violences conjugales en France. L’ex-compagnon de la victime, principal suspect, a été mis en examen pour meurtre alors qu’il affirme qu’il s’agit d’un accident survenu lors d’une altercation le soir du réveillon.
Une dispute fatale le soir du réveillon
L’affaire a commencé à prendre forme lorsque les enquêteurs ont découvert le corps de la victime, soigneusement enveloppé dans une housse de couette et enseveli dans le jardin du domicile du suspect. Ce dernier n’a pas nié les faits lors de sa garde à vue, mais conteste la qualification de meurtre.
Selon ses déclarations, une dispute aurait éclaté entre eux le soir du 24 décembre. Il reconnaît avoir saisi la gorge de la femme avant de la pousser, ce qui aurait provoqué deux chocs successifs de sa tête contre un plan de travail dans la cuisine. Ces impacts auraient été, toujours selon le suspect, à l’origine du décès qu’il qualifie d' »accidentel ».
Un passé judiciaire chargé
L’enquête a rapidement révélé que le mis en cause n’en était pas à son premier démêlé avec la justice. Entre 2005 et 2011, l’homme a été condamné à dix reprises, principalement pour des atteintes aux biens et des infractions routières. Toutefois, aucune condamnation pour violence n’apparaît dans son casier judiciaire.
La procureure Alexa Dubourg a indiqué que des tensions existaient au sein du couple, notamment liées à la « consommation d’alcool » de la victime. Cependant, aucune plainte n’avait été déposée contre lui par la femme décédée, ce qui complique l’établissement d’un historique de violence conjugale.
Une dissimulation troublante
L’un des éléments les plus troublants de cette affaire reste la dissimulation du corps pendant plusieurs jours. Interrogé sur cette décision, le suspect a avancé une explication déconcertante : il ne voulait pas perturber sa fille pendant les vacances scolaires. Cette justification soulève des questions sur l’état psychologique de l’homme au moment des faits.
Les résultats de l’autopsie sont désormais attendus avec impatience par les enquêteurs. Ils permettront de déterminer avec précision les causes exactes du décès et de confirmer ou d’infirmer la version des faits présentée par le suspect.
L’ombre du féminicide
Bien que l’homme maintienne que le décès est « survenu accidentellement », les autorités n’écartent pas l’hypothèse d’un féminicide. La mise en examen pour meurtre témoigne de la gravité des soupçons qui pèsent sur lui.
Ce drame vient tristement s’ajouter à la liste des violences conjugales mortelles en France. Les investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce décès, afin que justice soit rendue à la victime.

