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Meurtre non élucidé de 2012 : l’ADN démasque enfin le suspect à Rouen

Douze ans après les faits, une affaire criminelle classée refait surface grâce aux progrès scientifiques. Un homme de 44 ans vient d’être mis en cause pour le meurtre d’une femme transgenre, retrouvée sans vie en forêt de Rouen en novembre 2012. Les enquêteurs ont pu identifier le suspect grâce à une preuve génétique déterminante.

Une victime découverte dans des circonstances dramatiques

Le 4 novembre 2012, le corps sans vie de Kassandra est découvert dans la forêt de Rouen. Cette prostituée transgenre d’origine péruvienne, âgée de 39 ans, avait été retrouvée dénudée et calcinée, témoignant d’une violence extrême.

L’enquête s’était rapidement heurtée à un mur, faute d’indices probants permettant d’identifier l’auteur de ce crime brutal. Le dossier avait fini par être classé parmi les affaires non résolues.

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La reprise d’investigation en 2023, un tournant décisif

En 2023, le Pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) du tribunal judiciaire de Nanterre décide de rouvrir le dossier. De nouvelles expertises génétiques sont alors ordonnées, bénéficiant des avancées technologiques en matière d’analyses ADN.

Ces investigations complémentaires permettent d’obtenir un résultat inattendu : une correspondance génétique est établie grâce à des traces retrouvées sur les bottes de la victime.

L’interpellation du suspect à Paris

Fort de cet élément probant, les gendarmes de la section de recherches de Rouen et de la Division des affaires non élucidées (Diane) procèdent à l’arrestation d’un homme de 44 ans le 31 mars dernier dans la capitale.

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Placé en garde à vue, le suspect reconnaît être « un client régulier de prostituées transsexuelles depuis environ quinze ans ». Cette déclaration vient conforter les éléments à charge rassemblés contre lui.

Mise en examen et détention provisoire

Le 2 avril, le quadragénaire est présenté devant un juge d’instruction du PCSNE qui décide de le mettre en examen pour meurtre. La gravité des faits et le risque de fuite ont conduit le magistrat à ordonner son placement en détention provisoire.

Cette affaire illustre l’importance des cold cases et le travail opiniâtre des unités spécialisées dans les crimes non élucidés, qui continuent d’exploiter chaque piste, même des années après les faits.

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