Meurtre brutal à Trémolat : une septuagénaire suspectée après un an d’enquête
Un drame qui a secoué le petit village de Trémolat connaît un nouveau rebondissement. Plus d’un an après la découverte d’un corps dans des circonstances atroces, l’enquête a conduit les enquêteurs vers une habitante de la commune. Cette affaire, qui a nécessité des investigations sur trois continents, révèle la face sombre d’une communauté où personne n’imaginait qu’un tel crime puisse se produire.
Un meurtre d’une extrême brutalité
En avril 2025, le corps sans vie de Karen Carter, âgée de 65 ans, a été découvert à son domicile par son nouveau conjoint. La scène était particulièrement violente : la victime avait été attaquée à l’aide d’un objet tranchant.
Les premières constatations médicales ont révélé que les coups portés témoignaient d’une « particulière violence ». La piste d’un cambriolage qui aurait mal tourné a rapidement été abandonnée par les forces de l’ordre.
Une Britannique bien intégrée dans la vie locale
Karen Carter, qui possédait la double nationalité britannique et sud-africaine, s’était installée depuis plusieurs années dans le Périgord. Elle y menait une vie paisible et active, notamment au sein de l’équipe de football féminine locale.
Membre des Reines du foot, elle incarnait la joie de vivre. « C’était une personne charmante, sereine, heureuse de vivre, souriante et aimée de tous ici », a témoigné Joëlle Mayer, l’une de ses coéquipières, encore sous le choc.
Quelques semaines avant son décès, la sexagénaire avait participé à un tournoi international en Afrique du Sud, illustrant son attachement à ses racines et sa passion pour le sport.
Une enquête complexe à dimension internationale
Les investigations ont pris une ampleur considérable, nécessitant de nombreuses auditions réalisées dans trois pays différents : la France, l’Angleterre et l’Afrique du Sud. La complexité du dossier a mobilisé les enquêteurs pendant de longs mois.
Face à l’impasse initiale, les gendarmes avaient lancé un appel à témoins en novembre dernier, espérant recueillir de nouveaux éléments susceptibles de faire avancer l’affaire.
Une suspecte du même village
La personne aujourd’hui mise en cause est une femme de 70 ans, originaire elle aussi de Trémolat. Elle faisait partie de l’entourage du couple, ce qui ajoute une dimension troublante à cette affaire.
Initialement placée en garde à vue peu après les faits, elle avait été relâchée après vérification de son emploi du temps. Rien ne semblait alors la désigner comme suspecte.
Un dénouement après plus d’un an d’investigations
Plus d’une année après le drame, les enquêteurs ont finalement rassemblé suffisamment d’éléments pour procéder à l’arrestation de la septuagénaire. Elle a été mise en examen pour assassinat, qualification retenue en raison de la violence des faits.
La mise en cause a été placée sous contrôle judiciaire, une mesure qui lui impose certaines obligations tout en lui évitant la détention provisoire. L’instruction se poursuit désormais pour tenter d’établir les circonstances exactes et les motivations de ce crime brutal.

