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Maltraitance animale : un propriétaire jugé pour la mort de trois ânesses

Dans le département des Pyrénées-Orientales, une affaire de maltraitance animale suscite l’indignation. Un homme sera jugé pour avoir laissé ses équidés dans un état de santé critique, entraînant la mort de trois d’entre eux. Cette tragédie met en lumière les responsabilités qui incombent à tout détenteur d’animaux.

Un procès programmé début novembre

Le propriétaire des animaux devra répondre de ses actes ce lundi 2 novembre à 13 h 30 devant le tribunal de Perpignan. Il fait face à des accusations sévères concernant la gestion de ses quatre ânesses.

Les chefs d’inculpation portent sur un manquement grave aux devoirs de propriétaire. Il lui est reproché d’avoir privé ses bêtes de nourriture et d’eau, des éléments indispensables à leur survie et à leur bien-être physiologique.

Une intervention vétérinaire révèle l’horreur

C’est le 8 janvier dernier au Soler qu’une vétérinaire s’est rendue sur le terrain hébergeant les équidés. Ce qu’elle a découvert a conduit à un signalement immédiat des autorités.

Le rapport établi par l’association Stéphane Lamart dresse un tableau alarmant : maigreur extrême, anémie, infection sévère, légère hypothermie, tachycardie et suspicion d’intoxication végétale. Les animaux se trouvaient dans un état déplorable, résultat d’une négligence prolongée.

Trois décès évitables

Malgré l’intervention des secours, trois ânesses n’ont pas survécu. Elles ont succombé aux conséquences de la faim, du froid et de l’affaiblissement généralisé de leur organisme.

Seule la quatrième a pu être sauvée in extremis grâce à une prise en charge vétérinaire d’urgence. Son état critique témoigne de la gravité de la situation dans laquelle vivaient ces animaux.

Les explications du prévenu

Interrogé par les gendarmes, l’homme, qui vit grâce au RSA, a tenté de justifier ses actes. Il a déclaré avoir rationné l’alimentation de ses ânesses en attendant une livraison de foin qui tardait à arriver.

Le propriétaire a néanmoins admis ne pas avoir mesuré la gravité de la situation. Cette reconnaissance ne suffit pas à apaiser la colère des associations de protection animale.

Un voisinage témoin des difficultés

Une résidente du secteur a confirmé que le détenteur des animaux rencontrait des difficultés de prise en charge depuis 2024. Elle a également mentionné l’existence de dettes vétérinaires non réglées.

Ces témoignages suggèrent que la situation problématique ne datait pas d’hier et aurait pu être anticipée avant d’atteindre un point de non-retour.

L’association réclame des sanctions exemplaires

L’association Stéphane Lamart ne compte pas en rester là. Elle demande une requalification des faits en mauvais traitements volontaires, estimant que la simple négligence ne reflète pas la réalité de cette affaire.

L’organisation souhaite également que le prévenu se voie interdire toute détention animale à l’avenir. L’objectif est d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise avec d’autres bêtes sans défense.

Un rappel sur la sensibilité animale

Dans ses déclarations, l’association insiste sur un principe fondamental : les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. Cette notion, reconnue par la loi, impose des obligations strictes à leurs propriétaires.

L’organisation pointe du doigt l’insuffisance de connaissance du prévenu concernant les besoins vitaux des animaux dont il avait la charge. Posséder des équidés requiert des compétences et des moyens adaptés.

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