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Licenciée pour une friandise, elle touche 14 000 euros d’indemnisation

Quatorze années de loyaux services balayées en quelques instants pour une poignée de confiseries. L’histoire de cette préparatrice en pharmacie australienne illustre jusqu’où peuvent aller certaines décisions managériales controversées. Une affaire qui soulève des questions sur les limites du pouvoir disciplinaire des employeurs.

Une accusation de vol pour des friandises consommées au travail

Cheryl Sazdanoff exerçait depuis 14 ans dans une officine située à New Lambton Heights. Son quotidien professionnel a basculé lorsque ses employeurs l’ont accusée d’avoir dérobé des sucreries.

Les faits se seraient produits entre août et septembre 2025. La direction de la pharmacie lui reprochait de grignoter des confiseries dans l’arrière-boutique sans régler immédiatement la note.

Pour les propriétaires de l’établissement, ce comportement constituait ni plus ni moins qu’un vol caractérisé. Une qualification qui a abouti au licenciement immédiat de la salariée.

Une employée qui conteste fermement les accusations

Loin d’accepter cette décision, Cheryl Sazdanoff a défendu sa version des événements avec fermeté. Elle a admis avoir effectivement consommé des friandises pendant son service.

Toutefois, elle a affirmé que chaque article avait été payé, soit directement par elle-même, soit par l’un de ses collègues. Une pratique qui aurait été courante au sein de l’équipe.

Une pratique collective tolérée jusqu’alors

L’ancienne employée a souligné que d’autres membres du personnel adoptaient le même comportement. Ils consommaient des produits en magasin avant de les régler ultérieurement.

Cette révélation allait devenir un élément crucial dans l’examen du dossier par les instances compétentes.

La Commission du travail tranche en faveur de la salariée

Estimant avoir été injustement sanctionnée, Cheryl Sazdanoff a saisi la Commission du travail équitable. Elle contestait la proportionnalité de la mesure prise à son encontre.

L’instance a examiné minutieusement les arguments des deux parties. Le propriétaire de la pharmacie, Aleksandar Gavrilosk, n’a pas réussi à démontrer l’existence d’un règlement intérieur clair.

L’absence de règles formalisées

Aucune disposition écrite n’imposait aux employés de payer et consommer les produits uniquement durant leurs pauses officielles. Cette lacune dans l’organisation s’est révélée déterminante.

La Commission a également constaté que d’autres salariés ayant adopté un comportement similaire n’avaient reçu que de simples avertissements. Cette inégalité de traitement a pesé lourd dans la balance.

Un licenciement qualifié d’abusif et déraisonnable

Au terme de son analyse, la Commission du travail équitable a rendu un verdict sans appel. Le licenciement a été jugé abusif, injuste et déraisonnable.

Les autorités ont estimé que la sanction était disproportionnée au regard des faits reprochés et du contexte professionnel. La disparité de traitement entre employés a également été soulignée.

Une indemnisation conséquente accordée

Cheryl Sazdanoff percevra une indemnité de 23 000 dollars australiens, soit environ 14 000 euros. Ce montant devra être versé avant le 30 avril prochain.

Cette compensation vient sanctionner les manquements de l’employeur dans la gestion de cette affaire. Elle reconnaît le préjudice subi par la salariée après tant d’années de service.

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