Licencié pour avoir stoppé un voleur de chocolats : l’avis public divisé
Que faire face à un vol sous ses yeux dans son propre lieu de travail ? Cette question divise autant qu’elle interroge les limites de l’intervention des salariés face à la délinquance. Un cas récent ravive le débat sur la responsabilité des employés et les protocoles de sécurité en magasin.
Dix-sept années de service balayées en quelques secondes
Walker Smith n’imaginait sans doute pas que sa carrière chez Waitrose se terminerait ainsi. Après 17 années de loyauté envers l’enseigne, cet employé londonien s’est retrouvé sans emploi suite à une intervention musclée contre un client indélicat.
L’affaire remonte à un incident survenu dans la capitale britannique. Un individu avait entrepris de remplir un sac entier de lapins en chocolat Lindt Gold Bunny, des friandises de Pâques particulièrement prisées. Alerté par un autre client, Smith a décidé d’agir.
Une altercation qui dégénère autour de chocolats de Pâques
La scène a rapidement basculé dans la confrontation physique. L’employé a tenté d’arracher le sac des mains du voleur présumé, provoquant une lutte brève mais intense.
Le sac s’est déchiré durant l’altercation. Pris dans l’émotion du moment, Walker Smith a alors lancé un lapin de Pâques, sans toutefois viser directement son adversaire. Un geste qui lui coûtera cher.
Un avertissement ignoré
Ce que beaucoup ignorent, c’est que Smith avait déjà reçu des consignes claires : ne jamais intervenir physiquement face aux voleurs. Une directive que l’employé a choisi de ne pas respecter ce jour-là.
Les répercussions immédiates d’un geste impulsif
Quarante-huit heures après l’incident, la direction convoquait Walker Smith pour un entretien préalable de licenciement. La sanction est tombée rapidement, laissant l’ex-employé dans une situation financière précaire.
Démoralisé, l’homme confie souffrir d’anxiété et redoute de perdre son logement. Son inquiétude pour son avenir professionnel se double d’une détresse psychologique palpable.
Une vague de solidarité inattendue
L’histoire a rapidement fait le tour des réseaux sociaux britanniques, suscitant de nombreuses réactions. Face à l’ampleur de l’émotion, des citoyens ont mis en place une cagnotte pour soutenir financièrement Walker Smith.
Plus surprenant encore, la chaîne de supermarchés Iceland a proposé un nouveau poste à l’employé licencié. Une offre qui témoigne de la division de l’opinion publique sur cette affaire.
La position ferme de l’enseigne
Du côté de Waitrose, la ligne reste inébranlable. L’entreprise justifie sa décision par des impératifs de sécurité qu’elle refuse de compromettre.
« En tant qu’employeur responsable, nous ne voulons jamais avoir à annoncer à des familles un drame parce qu’une personne a tenté d’empêcher un vol. Rien de ce que nous vendons ne justifie de risquer des vies, » a déclaré un porte-parole au Guardian.
L’enseigne insiste sur le fait qu’elle prend très au sérieux la sécurité de ses clients et employés. Pour Waitrose, aucune marchandise, aussi coûteuse soit-elle, ne vaut qu’on mette sa vie en danger.
Un dilemme éthique et professionnel
Cette affaire soulève des questions complexes sur l’équilibre entre protection du patrimoine commercial et préservation de l’intégrité physique des salariés. Les protocoles de sécurité, aussi stricts soient-ils, se heurtent parfois à l’instinct humain de réaction.

