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Joaquim Pueyo accusé de violences sexuelles sur mineurs : nouveaux témoignages choc

L’affaire Joaquim Pueyo connaît un nouveau rebondissement. Après les révélations de Frédéric Pommier dans son livre « Derrière les arbres », deux hommes sortent du silence et accusent l’ancien député-maire d’Alençon d’agressions sexuelles commises lorsqu’ils étaient adolescents. Des accusations que l’élu conteste fermement.

Deux hommes brisent le silence des décennies après les faits

Patrick B., aujourd’hui âgé de 59 ans, et Tony C., 47 ans, ont accepté de témoigner auprès de la cellule investigation de Radio France. Leurs récits évoquent des événements survenus à plus de trente ans d’intervalle, respectivement en 1981 et 1994, dans l’Orne et les Hauts-de-Seine.

Les deux hommes affirment avoir été victimes d’agressions sexuelles alors qu’ils n’étaient que des adolescents de 14 et 15 ans. Leurs parcours différents convergent vers une même figure : Joaquim Pueyo, ancien responsable politique et pénitentiaire.

Le récit de Patrick B. : une nuit marquée au fer rouge

Patrick B. se souvient précisément de cette journée de 1981. À l’époque, cet adolescent de 14 ans vivait en foyer près d’Alençon. Un homme qu’il identifie comme Joaquim Pueyo l’aurait pris en stop avant de l’emmener au restaurant puis au cinéma.

Après cette sortie, l’homme lui propose de l’héberger pour la nuit. C’est là que la situation aurait basculé. « Je l’ai repoussé plusieurs fois mais il est revenu vers moi durant mon sommeil. Il me répétait : ‘Chut ! Chut ! Chut !’ », rapporte Patrick B.

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Un silence pesant pendant des décennies

Pendant des années, la victime présumée a gardé ce traumatisme enfoui. Son statut d’enfant placé et la peur l’ont contraint au silence. Ce n’est que récemment, inspiré par le courage de Frédéric Pommier, qu’il a décidé de s’exprimer.

« Si Frédéric Pommier n’en avait pas parlé, je n’aurais rien dit », confie-t-il, soulignant l’importance du témoignage du journaliste pour libérer sa propre parole.

Tony C. raconte une expérience similaire treize ans plus tard

L’histoire de Tony C. présente des similitudes troublantes. En 1994, alors qu’il avait 15 ans, sa famille séjournait dans le logement de fonction de Joaquim Pueyo, à l’époque directeur de la maison d’arrêt de Nanterre.

Durant la nuit, l’adolescent affirme avoir été réveillé par des attouchements. Il aurait immédiatement reconnu son agresseur mais n’en aurait jamais parlé jusqu’à aujourd’hui.

Comme Patrick B., c’est la publication de l’ouvrage de Frédéric Pommier qui l’a encouragé à briser le silence, d’abord auprès de sa famille, puis publiquement.

Un contexte judiciaire complexe et prescrit

Ces nouveaux témoignages interviennent dans un cadre juridique particulier. L’affaire impliquant Frédéric Pommier avait déjà été classée sans suite par le parquet de Caen en avril 2026, en raison de la prescription des faits.

Néanmoins, les magistrats avaient alors qualifié les déclarations du journaliste de « parfaitement claires et crédibles ». Une reconnaissance qui n’a toutefois pas permis de poursuites judiciaires.

Aucune procédure disciplinaire pendant sa carrière

Le ministère de la Justice a confirmé que Joaquim Pueyo n’avait fait l’objet d’aucune procédure disciplinaire durant toute sa carrière dans l’administration pénitentiaire, une information que l’accusé et son conseil mettent en avant.

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L’ancien élu rejette catégoriquement les accusations

Confronté à ces nouveaux témoignages, Joaquim Pueyo maintient fermement sa position. L’ancien député-maire d’Alençon conteste totalement les faits qui lui sont reprochés.

« Je ne suis pas l’auteur de cette agression. Je n’ai jamais été attiré par les enfants », affirme-t-il avec véhémence, rejetant en bloc toute responsabilité dans ces affaires.

Son avocat dénonce un procès médiatique

Me Jérémy Kalfon, conseil de Joaquim Pueyo, adopte une ligne de défense offensive. L’avocat déclare n’accorder « aucune valeur » à ces nouveaux témoignages.

Il estime que « la justice doit se rendre devant les autorités compétentes et non dans les médias », critiquant ainsi la médiatisation de l’affaire. Il rappelle également que son client bénéficie de la présomption d’innocence.

Des accusations qui restent à ce stade des témoignages

Il convient de souligner que les faits rapportés par Patrick B. et Tony C. constituent, à ce jour, des accusations non encore examinées par la justice. Aucune plainte formelle n’a été déposée à ce stade.

La question de la prescription demeure centrale dans ce dossier, les faits allégués remontant à plusieurs décennies. Joaquim Pueyo demeure présumé innocent tant qu’aucune condamnation n’aura été prononcée à son encontre.

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