« Je n’en dors plus » : son combat contre une administration qui ne l’écoute pas
Imaginez recevoir des amendes pour des infractions commises dans un pays où vous n’avez jamais mis les pieds, au volant d’un véhicule qui n’est pas le vôtre. C’est le cauchemar vécu depuis plusieurs années par un résident de Rosières-en-Santerre, victime d’une usurpation de plaque d’immatriculation qui tourne au calvaire administratif.
Des amendes venues d’Italie pour une Audi fantôme
Le propriétaire d’une Jeep Renegade orange se retrouve régulièrement destinataire de contraventions en provenance d’Italie. Les infractions concernent différents motifs : stationnement irrégulier, excès de vitesse ou encore défaut de paiement de péage.
Le problème ? Ces amendes sont liées à un SUV Audi, un modèle qu’il n’a jamais possédé. Le Samarien n’a d’ailleurs jamais traversé les Alpes pour se rendre sur le territoire italien.
Une erreur qui remonte à l’achat du véhicule
L’origine du problème remonte à cinq ans, lorsque l’homme a acquis sa Jeep dans un garage amiénois. À l’époque, une plaque d’immatriculation provisoire lui avait été attribuée dans l’attente de son immatriculation définitive.
C’est précisément cette plaque temporaire qui aurait été usurpée et utilisée frauduleusement sur un autre véhicule circulant en Italie.
Un combat administratif épuisant et sans issue
Face à cette situation kafkaïenne, la victime a multiplié les démarches. Une plainte pour usurpation de plaque d’immatriculation a été déposée auprès des autorités compétentes.
Malheureusement, le dossier a été classé sans suite. Malgré cela, les contraventions continuent d’affluer dans sa boîte aux lettres, mois après mois.
Des dizaines de contestations ont été envoyées aux administrations concernées, mais aucune n’a abouti à une résolution du problème.
Une angoisse quotidienne face aux risques de saisie
Au-delà de l’aspect administratif, c’est la dimension financière qui inquiète particulièrement le résident de la Somme. Les amendes s’accumulent et il redoute une exécution forcée de ces créances fictives.
« J’ai peur qu’ils me saisissent de l’argent directement sur mon compte, j’en dors plus la nuit », confie le Samarien, épuisé par cette situation qui perdure.
Que faire en cas d’usurpation de plaque ?
Les autorités recommandent une procédure précise dans ce type de situation. Il convient en premier lieu de déposer une plainte officielle auprès des services de police ou de gendarmerie.
La démarche essentielle consiste ensuite à solliciter l’émission d’une nouvelle carte grise avec un numéro d’immatriculation différent. Cette opération permet théoriquement de mettre fin à l’usurpation.
Reste à savoir si cette solution suffira à mettre un terme au harcèlement administratif subi par cet habitant de Rosières-en-Santerre.

