Intoxications mystérieuses à Rouen : 22 victimes dans une agence bancaire
Un incident sanitaire inhabituel a frappé une agence bancaire rouennaise ce mardi. Vingt-deux personnes ont été prises en charge par les services de secours après avoir ressenti des symptômes similaires en plein milieu de journée. Parmi elles, une femme enceinte a nécessité un transfert hospitalier d’urgence.
Un déploiement massif des secours en Seine-Maritime
L’alerte a été donnée dans l’établissement du Crédit Agricole situé à Rouen, déclenchant une intervention d’envergure. Les sapeurs-pompiers ont mobilisé des moyens considérables pour faire face à la situation.
Pas moins de 35 sapeurs-pompiers et 18 engins ont été déployés sur les lieux. Cette mobilisation exceptionnelle témoigne de la gravité avec laquelle les autorités ont traité cet incident survenu le 20 octobre 2026.
Vingt-deux personnes se plaignent de maux de tête
L’ensemble des victimes a présenté le même type de symptômes : des maux de tête persistants. La situation a particulièrement inquiété les secours en raison de la présence d’une femme enceinte parmi les personnes affectées.
Cette dernière, âgée de 28 ans, a été transportée vers le CHU de Rouen par mesure de précaution. Son état de grossesse nécessitait une surveillance médicale renforcée.
Sur place, neuf personnes n’ont manifesté aucun symptôme malgré leur présence dans les mêmes locaux au moment de l’incident.
L’incendie d’un distributeur automatique suspecté
Les enquêteurs explorent actuellement une piste sérieuse pour expliquer ces intoxications collectives. Un sinistre survenu trois jours plus tôt pourrait être à l’origine du problème.
Le 17 octobre, un distributeur automatique de billets avait pris feu dans l’agence. Cet incendie aurait potentiellement dégradé la qualité de l’air à l’intérieur du bâtiment, provoquant les malaises constatés ultérieurement.
Des analyses en cours pour confirmer l’hypothèse
Nicolas Zuili, adjoint au maire de Rouen, a évoqué publiquement cette hypothèse. Toutefois, les services d’incendie et de secours n’ont pas encore confirmé officiellement ce lien de cause à effet.
Des capteurs ont été installés dans les locaux pour procéder à des analyses approfondies de l’atmosphère. Les résultats de ces mesures permettront de déterminer avec certitude l’origine de cette intoxication collective.
L’enquête se poursuit pour établir les responsabilités et comprendre pourquoi les conséquences de l’incendie ne se sont manifestées que plusieurs jours après le sinistre initial.

