« Inimaginable » : elle enferme son bébé à clé pour partir faire la fête à Montpellier
Un fait divers glaçant vient de secouer la région nîmoise. Une jeune femme de 22 ans s’est retrouvée devant la justice pour avoir abandonné son petit garçon de deux ans et demi à son domicile. L’enfant, enfermé à clé dans sa chambre, est resté seul pendant que sa mère profitait d’une soirée en discothèque à Montpellier.
Un témoin alerte la gendarmerie
C’est grâce à la vigilance d’un témoin inquiet que l’affaire a été révélée. Les forces de l’ordre, alertées, se sont rendues au domicile et ont découvert le bambin livré à lui-même. Les gendarmes ont constaté que l’enfant était resté seul pendant plusieurs heures, sans surveillance adulte.
Cette situation a immédiatement déclenché une procédure judiciaire. La mère a été poursuivie pour soustraction par un parent à ses obligations légales compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de son enfant.
Des déclarations contradictoires à l’audience
Devant le tribunal correctionnel de Nîmes, la jeune femme a tenté de minimiser les faits. Elle a affirmé à l’audience que son fils était seul seulement « trois minutes », en attendant que son frère arrive pour s’occuper de lui.
Une version largement contestée par les éléments du dossier et qui n’a pas convaincu le tribunal. Le procureur Philip Ughetto n’a pas caché son indignation face à cette négligence parentale.
La sévérité du parquet
Le magistrat a exprimé sa stupéfaction lors de l’audience. « Vous avez laissé seul à votre domicile un enfant de deux ans et demi dans sa chambre dont la porte était fermée à clef, c’est inimaginable », a-t-il déclaré avec fermeté.
Cette mise en danger délibérée d’un enfant en bas âge a justifié la sévérité des réquisitions du parquet. La porte fermée à clé aggravait particulièrement la situation en cas d’urgence.
Une défense axée sur la fragilité sociale
Maître Grégory Lorion, avocat de la défense, a tenté de contextualiser le geste de sa cliente. Il a décrit une jeune mère seule, qui s’occupe de son enfant et doit faire face à la perte récente de son père ainsi qu’à la prise en charge de son grand-père.
L’avocat a souligné que sa cliente n’était pas connue de la justice jusqu’alors. Il a plaidé pour une situation personnelle difficile qui aurait pu expliquer, sans la justifier, cette erreur de jugement dramatique.
Une condamnation exemplaire
Le tribunal correctionnel a finalement suivi la réquisition du procureur. La mère a été condamnée à 8 mois de prison avec sursis et à la confiscation de son véhicule, sanction symbolique mais dissuasive.
Au-delà de la condamnation pénale, des mesures éducatives et de protection pour l’enfant pourraient être envisagées. L’objectif reste avant tout de garantir la sécurité du petit garçon et d’accompagner cette jeune mère dans son rôle parental.

