Incendies criminels en Corse : quatre suspects arrêtés après la destruction de 20 bateaux
L’île de Beauté est secouée par une vague d’incendies criminels qui a ravagé plus d’une vingtaine de bateaux de tourisme en l’espace de six mois. La police judiciaire vient de placer quatre hommes en garde à vue, marquant un tournant dans cette affaire qui frappe durement le secteur maritime touristique corse.
Un été de feu pour la batellerie insulaire
Entre avril et septembre 2025, les professionnels du tourisme maritime en Corse ont vécu un véritable cauchemar. Plus de vingt embarcations touristiques ont été détruites par les flammes dans différentes localités de l’île.
Cette série noire a débuté à Saint-Florent, en Haute-Corse, où la navette « Le Popeye » a été incendiée le 29 avril 2025, provoquant par la même occasion l’embrasement de plusieurs autres bateaux environnants.
Le propriétaire de cette embarcation, Jean-François Mei, avait alors partagé sa détresse sur les réseaux sociaux. Quelques mois plus tard, entre le 18 et 19 septembre 2025, sa seconde navette baptisée « Saleccia » subissait le même sort tragique.
Une enquête qui s’accélère
Face à cette vague de destruction, les autorités ont ouvert une enquête pour « association de malfaiteurs et destruction par un moyen dangereux en bande organisée« . Leurs investigations viennent de connaître une avancée significative avec l’interpellation de quatre individus.
Ces hommes, résidant entre la Haute-Corse et la Corse-du-Sud, sont actuellement en garde à vue. Selon les premiers éléments, aucun lien n’a pour l’instant été établi avec le grand banditisme local.
Géographie des sinistres
Les incendies criminels ont touché plusieurs communes corses :
– À Saint-Florent, trois embarcations ont été détruites, dont les navettes de Jean-François Mei
– Calvi a été particulièrement touchée avec cinq semi-rigides et un catamaran partis en fumée
– À Ghisonaccia, deux bateaux ont été incendiés
– Ajaccio n’a pas été épargnée avec une embarcation détruite
Un impact économique considérable
Pour les professionnels du tourisme maritime corse, ces attaques représentent un coup dur. Au-delà des pertes matérielles directes, c’est toute une économie saisonnière qui se trouve fragilisée.
Les navettes touristiques comme celles de Jean-François Mei permettent habituellement de transporter des milliers de visiteurs vers les plages isolées de l’île pendant la saison estivale.
La destruction systématique de ces embarcations pourrait cacher des motifs plus complexes que de simples actes de vandalisme. Les enquêteurs tentent désormais de déterminer si une motivation économique, concurrentielle ou autre pourrait expliquer cette vague d’incendies sans précédent.

