Ils abandonnent leur ami malade à 2 600 m en plein blizzard !
Une sortie en montagne qui devait être une simple aventure entre amis s’est transformée en cauchemar dans les Alpes autrichiennes. Un jeune grimpeur a été laissé seul en pleine détresse physique, tandis que ses deux compagnons ont poursuivi leur chemin. Les circonstances de cet abandon soulèvent aujourd’hui de graves questions juridiques et morales.
Un malaise ignoré en pleine ascension
Le 31 octobre dernier, un alpiniste allemand âgé de 20 ans évoluait sur la via ferrata Königsjodler, située dans le massif du Hochkönig en Autriche. Alors que le trio progressait à 2 600 mètres d’altitude, le jeune homme a commencé à ressentir un profond malaise.
Face à ses difficultés, ses deux camarades ont pris une décision qui choque : ils l’ont laissé sur place pour ne pas compromettre leur propre ascension. Le jeune alpiniste s’est alors retrouvé seul, affaibli, en haute montagne.
Un appel de détresse dans la tempête
Abandonné par ses compagnons, le grimpeur en détresse a dû contacter lui-même les services de secours. Une démarche d’autant plus difficile que les conditions météorologiques se dégradaient rapidement.
Wolfgang Haggenmüller, responsable de l’équipe de sauvetage, a confirmé que l’abandon était délibéré. Selon ses propos, cette décision aurait été prise d’un commun accord pour permettre aux deux autres de continuer leur progression.
Une mobilisation nocturne dans des conditions extrêmes
Malgré une tempête de neige qui balayait la montagne, une équipe de 11 sauveteurs s’est mise en route. Ils ont atteint l’alpiniste isolé aux alentours de minuit, dans des conditions particulièrement périlleuses.
L’opération de sauvetage s’est révélée exceptionnellement complexe. Entre le terrain escarpé et les intempéries violentes, il a fallu pas moins de 14 heures pour ramener le jeune homme en sécurité.
Une enquête pour abandon de personne en danger
Les autorités autrichiennes n’ont pas tardé à réagir. Une enquête judiciaire a été ouverte afin de déterminer si le comportement des deux autres alpinistes constitue une infraction pénale.
Gerhard Kremser, chef de district du Pongau, a insisté sur la gravité de la situation. Selon lui, l’alpiniste abandonné n’aurait probablement pas survécu à une nuit supplémentaire exposé aux éléments dans ces conditions.
Les deux compagnons repartis sans assistance
Pendant que leur camarade luttait pour sa survie, les deux autres randonneurs ont poursuivi leur chemin. Ils sont revenus à leur point de départ par leurs propres moyens, sans solliciter d’aide extérieure.
Cette affaire relance le débat sur la solidarité en montagne et les responsabilités de chacun face à un compagnon en difficulté. Les conclusions de l’enquête détermineront si un abandon consenti peut être juridiquement sanctionné.

