Il poussait des adolescentes à la torture : l’étudiant masculiniste risque la perpétuité
L’affaire révélée devant la justice française soulève une vague d’effroi. Un jeune homme comparaît pour des faits d’une violence extrême commis à l’encontre de mineures, manipulées et contraintes à des actes de torture via les réseaux sociaux. Le dossier met en lumière les dérives les plus sombres du web et l’émergence d’une menace diffuse mais bien réelle.
Des actes d’une cruauté inimaginable
Rohan Rane, étudiant indien âgé de 22 ans, est poursuivi pour avoir contraint des adolescentes à se mutiler pour son propre plaisir. Le prévenu ciblait spécifiquement des jeunes femmes racisées, qu’il considérait comme ses « esclaves ».
Les demandes de l’accusé dépassent l’entendement : mutilations corporelles et sexuelles, strangulations, ingestion de substances toxiques. Il exigeait même que ses victimes se gravent des croix gammées sur la peau.
Face aux enquêteurs, le jeune homme a reconnu l’intégralité des faits. Il se dit insensible à la souffrance qu’il a infligée, revendiquant des idées « fascistes » et « masculinistes ».
Treize victimes identifiées à travers le monde
Au moins treize jeunes filles, âgées de 12 à 18 ans, ont été formellement identifiées comme victimes de ce système d’emprise. Elles résidaient aux États-Unis, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.
L’accusé utilisait la plateforme Discord comme outil principal de manipulation. Grâce à des techniques de « sextorsion », il contraignait ses victimes sous la menace de diffuser leurs images intimes.
Un arsenal de charges accablantes
Le dossier d’accusation rassemble plusieurs chefs d’inculpation particulièrement graves. Rohan Rane répond notamment d’extorsion précédée, accompagnée ou suivie de torture ou d’actes de barbarie.
S’ajoutent à cela la détention et la diffusion d’images pédocriminelles, l’incitation d’un mineur à la mutilation sexuelle, la corruption de mineur et l’extorsion en bande organisée.
Pour l’ensemble de ces faits, le prévenu encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Un procès sous haute surveillance
Les débats se sont déroulés à huis clos, à la demande des autorités américaines. Cette mesure vise à protéger les victimes de menaces ou d’intimidations émanant du réseau auquel appartient l’accusé.
Car Rohan Rane n’agissait pas seul. Il occupait le rôle d’administrateur de la messagerie du groupe CVUL sur Discord, un réseau identifié par les services d’enquête internationaux.
Une mouvance sous surveillance des autorités
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de surveillance des mouvements masculinistes et Incel par les services de renseignement.
La DGSI ainsi qu’un rapport du Sénat ont alerté sur le risque terroriste représenté par cette mouvance. Les liens entre des dizaines de pédocriminels ont été établis lors de l’enquête.
L’affaire illustre les dangers d’une radicalisation en ligne qui transforme la haine des femmes en passage à l’acte d’une violence extrême.

