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Il égorge cinq agneaux « trouvés sur la route » : le tribunal double la peine

Un père de famille cévenol, déjà incarcéré pour violences intrafamiliales, s’est retrouvé devant le tribunal pour une affaire peu ordinaire. L’homme est accusé d’avoir égorgé et dépecé cinq agneaux qu’il affirme avoir récupérés au bord d’une route. Une histoire qui a poussé le tribunal à une sévérité inattendue.

Une défense jugée peu crédible

Le quadragénaire sans emploi a multiplié les affirmations lors de son procès au palais de justice d’Alès, le mardi 30 juin. Selon ses déclarations, les cinq agneaux auraient été découverts errants le long d’une route.

Sa version des faits ? Il les aurait abattus pour nourrir sa famille, dans un contexte de difficultés financières importantes. L’homme, âgé de 46 ans, nie catégoriquement toute accusation de vol ou de cambriolage.

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L’argument implacable du parquet

Du côté de l’accusation, le ton était ferme. Quentin Larroque, substitut du procureur de la République, a écarté d’emblée la thèse de la découverte fortuite.

Pour appuyer sa démonstration, le magistrat a utilisé une comparaison sans équivoque : « Un mouton, ce n’est pas un sanglier, ce n’est pas un loup. » Un moyen de rappeler que ces animaux sont des biens appartenant légalement à un propriétaire.

Le parquet a requis quatre mois de prison ferme pour cet homme qui purge déjà une peine de 18 mois pour violences intrafamiliales.

La plaidoirie de l’avocate

Me Sophie Bonnaud a tenté de sauver son client en plaidant la relaxe sur le volet du vol. L’avocate a insisté sur la situation précaire du prévenu et sur l’absence de marquage visible sur les agneaux.

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Selon elle, rien ne permettait de prouver avec certitude l’appartenance des animaux à un éleveur en particulier. Un argument qui n’a pas convaincu le tribunal.

Une sanction exemplaire

Le verdict est tombé avec une sévérité surprenante. Le tribunal a condamné le Cévenol à huit mois de prison ferme, soit le double de la peine initialement demandée par le parquet.

Cette décision témoigne de la volonté du tribunal de sanctionner fermement l’abattage illégal et le dépeçage d’animaux d’élevage. Le père de famille devra donc purger cette nouvelle peine en plus de celle qu’il exécute déjà.

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