Il découvre que sa femme le trompe avec un proche du RN : un militant d’ultradroite condamné
Une affaire mêlant sphère politique d’extrême droite et violence conjugale a trouvé son épilogue judiciaire dans la Sarthe. L’agresseur, issu des milieux hooligans lyonnais, a écopé d’une lourde condamnation après avoir découvert une liaison embarrassante pour son couple.
Une découverte dévastatrice dans un téléphone portable
Ce matin du 19 août restera marqué au fer rouge dans l’existence de Maxime Gaucher. L’homme de 37 ans tombe sur des messages révélateurs en consultant le téléphone de son épouse. Il découvre alors une liaison entre cette dernière et un collaborateur parlementaire travaillant pour Tiffany Joncour, députée RN du Rhône.
La révélation déclenche une réaction violente chez ce militant identitaire, bien connu dans les cercles ultra-droite lyonnais. Les événements vont rapidement dégénérer dans les heures qui suivent.
Une agression nocturne qui vire au drame
Dans la nuit du 19 au 20 août, les faits se déroulent à Neuville-sur-Sarthe. Maxime Gaucher passe à l’acte et s’en prend physiquement à l’amant de sa femme.
L’agression entraîne cinq jours d’incapacité temporaire de travail pour la victime. Mais au-delà des coups, ce sont les menaces proférées qui alourdissent considérablement le dossier judiciaire.
Des violences qualifiées de préméditées
Le parquet retient contre le prévenu des charges particulièrement graves : « Violences avec préméditation » et « menaces de mort réitérées ». Des qualifications juridiques qui témoignent de la gravité des actes commis.
Selon les informations révélées par Le Maine Libre, l’affaire présente également des ramifications avec l’entourage de la famille Le Pen, notamment via une soirée organisée chez Marie d’Herbais, proche du clan.
Une comparution immédiate et un placement en détention
Face au tribunal judiciaire du Mans, Maxime Gaucher tente de justifier ses actes. « J’ai agi sur un coup de tête. (…) Il faut imaginer l’état catastrophique dans lequel je me suis trouvé ce matin-là en découvrant les messages », déclare-t-il aux magistrats.
Mais ses explications ne convainquent pas la juridiction. La procédure en comparution immédiate aboutit à une condamnation sans appel.
24 mois de prison dont 15 ferme
La sanction tombe, sévère : 24 mois de prison au total. Sur cette peine, 15 mois sont prononcés en détention ferme, tandis que les 9 mois restants sont assortis d’un sursis probatoire.
Le tribunal ordonne en outre le placement sous mandat de dépôt immédiat du condamné. Maxime Gaucher quitte donc directement le palais de justice pour rejoindre une cellule de détention.

