Hérault : un major de gendarmerie et numéro 2 du PSIG jugé pour des photos très suspecte de sa fille
Une affaire glaçante secoue la gendarmerie de l’Hérault. Un commandant en second, major de gendarmerie, comparaît devant la justice pour avoir photographié sa propre fille de 11 ans et une amie de celle-ci dans des situations à caractère sexuel. Découvertes en avril dernier, ces images ont déclenché une enquête immédiate et la suspension du militaire.
Des images découvertes lors d’un divorce
C’est au cours d’une procédure de divorce que l’affaire a éclaté. La mère de la victime est tombée sur des photos troublantes stockées par son époux. Des clichés montrant de très jeunes filles, avec des gros plans sur leur sexe.
Les images auraient été prises lors de moments du quotidien en apparence anodins : devant la télévision ou pendant des soirées pyjamas. Parmi les victimes figurent sa propre fille de 11 ans et l’une de ses camarades.
Réaction immédiate de la hiérarchie militaire
Dès la découverte des faits, la hiérarchie de la gendarmerie a pris des mesures radicales. Le militaire, qui occupait un poste de commandant en second d’un Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig), a été immédiatement désarmé.
Une enquête interne a été lancée en parallèle de la procédure judiciaire. Le gendarme a été placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès.
L’accusé reconnaît les faits et évoque des pulsions
Face aux enquêteurs, le major de gendarmerie a reconnu avoir pris ces photographies. Il a tenté de justifier son geste en évoquant « des pulsions », tout en affirmant n’être jamais passé à l’acte physique.
Il est poursuivi pour « détention d’image de mineur à caractère pornographique » et « atteinte à l’intimité à caractère sexuel ». Des infractions passibles de lourdes peines d’emprisonnement.
Un procès reporté à 2027, au grand dam des parties civiles
L’audience prévue le 29 juin a été ajournée. L’absence de l’avocate de la défense et le dépôt tardif d’une expertise psychiatrique ont motivé ce report. Une nouvelle date a été fixée : le 23 février 2027.
Ce délai considérable a provoqué l’incompréhension et la colère des parties civiles. Me Marie-Laure Lapetina et Me Luc Abratkiewicz, avocats représentant les victimes, ont exprimé leur frustration face à cette attente interminable.
Des victimes bouleversées par l’attente
Les parties civiles, déjà traumatisées par les faits, se retrouvent dans une situation d’incertitude prolongée. Ce report de près de trois ans est vécu comme une double peine pour les jeunes victimes et leurs proches.
Les avocats dénoncent une procédure qui s’éternise alors que les preuves semblent établies et que l’accusé a reconnu les faits. Cette attente rallonge le parcours judiciaire dans une affaire déjà éprouvante.

