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Gendarme en Normandie accusé de pédopornographie : enquête qui scandalise des familles

L’affaire a éclaté dans une commune de Normandie, semant le trouble au sein d’une communauté locale. Un militaire de la gendarmerie est accusé de faits graves impliquant des contenus illicites mettant en scène des mineurs. Une enquête discrète qui prend une ampleur inattendue.

Une enquête déclenchée par des transactions suspectes

C’est la cellule de renseignement financier Tracfin qui a mis le feu aux poudres. Des mouvements de cryptomonnaie vers un site internet pédocriminel ont attiré l’attention des enquêteurs. Ces transactions suspectes ont conduit directement à un gendarme de la brigade de Saint-Vaast-la-Hougue.

Le 10 décembre 2025, l’homme est placé en garde à vue par la section de recherche de gendarmerie de Caen. Les investigations ne s’arrêtent pas là. Début janvier, une seconde interpellation intervient après une découverte glaçante.

Près de 6 500 photos de mineurs sont retrouvées sur son ordinateur personnel. Le militaire sera jugé au mois de juin pour consultation d’images pédopornographiques. L’affaire n’a été révélée publiquement que ce vendredi 17 avril par la cellule investigation de Radio France.

Suspension immédiate et démission programmée

« Le gendarme a fait l’objet d’une suspension immédiate de ses fonctions, indique la direction générale de la gendarmerie nationale à nos confrères. » La hiérarchie a réagi sans délai face à la gravité des accusations.

Le militaire a également quitté de son plein gré le logement qu’il occupait au sein de sa brigade. Sa démission sera effective début mai, après d’éventuelles sanctions disciplinaires qui pourraient être prononcées à son encontre.

Un contexte familial qui alarme les parents

L’épouse du suspect exerce la profession d’assistante maternelle agréée depuis sept ans. Le couple accueillait quotidiennement des enfants en bas âge à leur domicile. Une proximité qui suscite aujourd’hui l’inquiétude des familles concernées.

Suite à la seconde garde à vue de son mari, la femme du mis en cause a rompu l’intégralité de ses contrats de garde. Les parents ont alors tenté d’obtenir des informations auprès de la gendarmerie locale et du procureur de Caen, en vain.

Un silence imposé qui indigne

Le commandant de la brigade locale aurait demandé aux familles de maintenir « un silence absolu » sur cette affaire. Une consigne qui ne passe pas auprès des parents d’enfants gardés.

Une mère de famille témoigne : « Nous apprenons à nos dépens que lorsque l’on ferme la porte d’un foyer, on ne sait vraiment pas ce qu’il se passe derrière. Ce qui nous met en colère, c’est le fait qu’à aucun moment nous n’avons été alertés. Sa femme est quand même assistante maternelle ! Nous estimons que c’est hypergrave et que nous étions directement concernés. On nous a dit qu’il ne fallait surtout pas que les journalistes mettent le nez là-dedans ! »

Une autre mère exprime son angoisse : « La société étant ce qu’elle est aujourd’hui, c’est difficile de ne pas imaginer le pire sur son propre enfant. »

La position du parquet de Caen

Le procureur de Caen justifie l’absence d’information aux familles. Selon lui, « le suspect était à la recherche d’images d’adolescentes ou de préadolescentes (10-18 ans) et non d’enfants en très bas âge ».

Il précise : « C’est pourquoi il n’a pas été procédé à l’identification des familles des enfants confiés à l’épouse de l’intéressé ». Une explication qui ne suffit pas à apaiser les craintes parentales.

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