Finistère : Un père avoue le meurtre de sa fille de 15 ans et indique où il l’a enterrée
Le drame familial qui secoue le Finistère depuis plusieurs semaines vient de connaître un dénouement tragique. Une enquête pour disparition inquiétante s’est transformée en affaire criminelle d’une rare violence, révélant des années de violences intrafamiliales.
Un père écroué après avoir avoué le meurtre de sa fille
Un quinquagénaire originaire de Mayotte a été mis en examen et placé en détention provisoire pour le meurtre de sa fille âgée de 15 ans. L’homme, né en 1971, comparaît désormais devant la justice pour des faits d’une extrême gravité.
Lors de sa garde à vue, le suspect a reconnu la mort de son enfant et indiqué aux enquêteurs l’emplacement exact où il avait dissimulé le corps. La dépouille de l’adolescente, née en 2009, a été retrouvée enterrée dans le département breton.
Il encourt désormais la réclusion criminelle à perpétuité pour ces faits d’une gravité exceptionnelle. Le dossier est actuellement supervisé par le procureur Stéphane Kellenberger au sein du parquet de Brest.
Une altercation mortelle au domicile familial
Les faits tragiques se sont déroulés le dimanche 8 mars 2026, date à laquelle la jeune fille avait été signalée disparue. Selon les déclarations du suspect, une altercation violente a éclaté au domicile familial situé au Relecq-Kerhuon.
L’homme a évoqué des coups portés ce jour-là à son propre domicile, entraînant le décès de l’adolescente. Il fait face à des accusations d’enlèvement, de séquestration et de meurtre aggravé sur personne mineure.
Des antécédents glaçants de violences sexuelles
Cette affaire criminelle intervient dans un contexte déjà lourd de soupçons. En novembre 2024, soit plusieurs mois avant le drame, la victime s’était confiée à un membre du personnel scolaire sur des faits d’une extrême gravité.
L’adolescente avait révélé avoir subi des viols entre l’âge de 11 et 14 ans, et évoqué la possible administration de médicaments à son insu. Ces révélations avaient immédiatement déclenché une enquête.
Suite à ces déclarations, les trois filles mineures de la famille avaient été placées en protection provisoire. Toutefois, la victime n’avait pas souhaité s’exprimer davantage auprès des enquêteurs, et la famille n’avait pas confirmé ses propos dans l’immédiat.
Une mise en examen antérieure au meurtre
En avril dernier, le père de famille avait déjà été mis en examen pour « viols incestueux et agressions sexuelles sur mineure, administration de substance nuisible et soustraction de mineure ». Il se trouvait alors sous contrôle judiciaire au moment des faits.
C’est après la disparition de leur sœur en mars que les autres filles de la famille ont confirmé aux enquêteurs le « comportement déplacé » de leur père, corroborant ainsi les accusations initiales.
Une instruction judiciaire sous haute surveillance
Le parquet de Brest a publié un communiqué officiel concernant cette affaire qui soulève de nombreuses questions sur la protection de l’enfance. L’instruction du dossier est confiée au procureur Kellenberger, qui devra déterminer les circonstances exactes du drame.
Cette tragédie familiale met en lumière les difficultés persistantes dans le repérage et le traitement des violences intrafamiliales, particulièrement lorsque les victimes sont mineures et en situation de vulnérabilité extrême.

