Finistère : un père accusé de meurtre et violences sexuelles sur sa fille
Une affaire glaçante secoue le Finistère. Un quinquagénaire est au cœur d’une enquête pour violences sexuelles et homicide sur sa propre fille. Les révélations accablantes s’accumulent depuis plusieurs mois, dévoilant une tragédie familiale aux proportions dramatiques.
La macabre découverte à Châteaulin
Le corps d’une adolescente a été retrouvé enterré mercredi à Châteaulin. Selon le procureur Stéphane Kellenberger, la dépouille est « compatible avec celui d’une mineure ». La victime, née en 2009, était portée disparue depuis le 8 mars 2026.
C’est le père lui-même, un homme d’une cinquantaine d’années, qui a aidé les enquêteurs à localiser le corps. Il avait préalablement reconnu la mort de sa fille lors de sa garde à vue.
Les aveux d’une altercation mortelle
Le suspect a affirmé avoir frappé sa fille lors d’une dispute survenue le jour de sa disparition. Cette altercation aurait tourné au drame, entraînant le décès de l’adolescente.
L’homme est désormais mis en examen pour meurtre aggravé, ainsi que pour enlèvement et séquestration. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Un passé d’horreur révélé progressivement
Les premières accusations en novembre 2024
L’affaire avait commencé à émerger en novembre 2024. La jeune victime avait alors confié avoir été violée par son père entre ses 11 et 14 ans. Suite à ces révélations, les trois filles mineures de la famille avaient été placées provisoirement.
Pourtant, l’enquête pénale initiale n’avait pas abouti à des poursuites immédiates. Un silence qui devait s’avérer tragiquement lourd de conséquences.
La confirmation des sœurs après la disparition
Lorsque l’adolescente a disparu, ses sœurs ont été entendues par les enquêteurs. Elles ont alors confirmé le comportement déplacé de leur père, corroborant les accusations portées plusieurs mois auparavant.
Une mise en examen antérieure pour viols incestueux
En avril, avant même la disparition fatale, le quinquagénaire avait déjà été mis en examen. Les chefs d’accusation comprenaient des viols incestueux, des agressions sexuelles sur mineure et l’administration de substance nuisible.
Le suspect était donc déjà sous le coup d’infractions sexuelles graves sur sa propre fille quand le drame s’est produit en mars.
Une garde à vue pour reconstituer les faits
Placé en garde à vue, l’homme a été interrogé sur les circonstances exactes du décès. Les charges retenues sont multiples : enlèvement, séquestration et meurtre aggravé.
L’enquête judiciaire se poursuit pour établir précisément le déroulement des événements du 8 mars et les responsabilités du père dans cette tragédie familiale.

