Exécution en plein jour à Neuilly-sur-Seine : un passé judiciaire en cause ?
La tranquillité d’une matinée dans les Hauts-de-Seine a volé en éclats ce mercredi. Un homme de 51 ans a été froidement exécuté par deux tireurs en pleine rue, ravivant les inquiétudes sur les règlements de comptes en région parisienne. Une scène digne d’un polar noir qui interroge sur le passé de la victime et les raisons de cette exécution.
Une exécution en plein jour sur un boulevard
L’attaque s’est déroulée à 9h31 précises devant le numéro 49 du boulevard Victor-Hugo. Deux individus circulant sur un scooter ont ouvert le feu sur Éric Robic, qui n’a eu aucune chance d’échapper aux balles.
La procureure de la République, Laure Beccuau, a confirmé que la victime a reçu « plusieurs tirs à l’arme de poing, portés par deux hommes sur un scooter qui ont immédiatement pris la fuite ». L’opération a été menée avec une rapidité déconcertante.
Les assaillants ont quitté les lieux sans laisser de traces apparentes. Les forces de l’ordre tentent désormais de reconstituer leur itinéraire de fuite et d’identifier les auteurs de cet homicide.
Un passé judiciaire chargé
Éric Robic n’était pas un inconnu des services de police. Son parcours judiciaire révèle 12 condamnations accumulées depuis 1994, pour des faits variés et de gravité croissante.
Au fil des années, il a été condamné pour outrages et rébellion, mais également pour des infractions financières visant des concessionnaires automobiles et des organismes bancaires. Son nom apparaît aussi dans des dossiers d’association de malfaiteurs.
Des violences aux conséquences tragiques
Le casier judiciaire de la victime mentionne également des coups et blessures, tant volontaires qu’involontaires. Mais c’est surtout une affaire d’homicide involontaire qui a marqué son parcours.
L’affaire de Tel Aviv qui a marqué les esprits
En 2011, Éric Robic a été impliqué dans un accident dramatique survenu en Israël. Il a causé la mort de Lee Zeitouni, une jeune Israélienne, dans les rues de Tel Aviv.
Cet événement a déclenché une polémique diplomatique entre la France et Israël, les autorités israéliennes contestant la gestion judiciaire de l’affaire par la justice française.
Deux ans plus tard, en 2013, la justice l’a condamné à cinq ans de prison ferme. Claude Khayat, qui se trouvait à ses côtés comme passager lors de l’accident, a écopé d’une peine de 15 mois de prison ferme.
Une enquête transférée à la Jirs de Paris
Face à la gravité des faits, le parquet de Nanterre a rapidement dessaisi le dossier au profit de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris. Cette décision suggère une dimension criminelle organisée.
Les pistes explorées par les enquêteurs
Les investigations se concentrent sur plusieurs axes. Les enquêteurs vont analyser minutieusement les vidéos de surveillance des caméras du secteur pour identifier les auteurs et leur véhicule.
L’analyse de la téléphonie constitue également une piste prioritaire. Les communications récentes de la victime pourraient révéler des menaces ou des contacts suspects.
Enfin, les proches d’Éric Robic seront entendus pour tenter de comprendre le mobile de cette exécution. Son environnement personnel et professionnel sera passé au crible.

